Solutions codées 22 lames majeures

Le code secret du Tarot de Marseille comporte quatre chiffres distincts et chacun permet d’assigner les Arcanes majeurs à sa place traditionnelle sur la Grande Roue du Tarot, de I à XX + 0 en marge ou à l’intérieur du système et XXI au centre. Il y a deux codes importants, le code majeur et le code mineur plus deux sous-codes. Le code majeur permet également d’assigner les Honneurs sur la Grande Roue. C’est également le code majeur du Tarot qui permet de décoder certains mots de la langue française naissante et inscriptions latines du XIIe siècle. Je donne ici les solutions codées du code majeur pour les 22 Arcanes majeurs. Je donne également quelques solutions en mode code mineur. 

Je ne donne pas les solutions (uniquement possible en mode code majeur) en ce qui concerne les Honneurs. Mais soyez bien certains d’une chose, les 16 Honneurs correspondent tous à un Arcane majeur et chevauchent de concert avec eux sur la Grande Roue. Ainsi, par exemple, si vous tirez le Cavalier de Bâtons, il correspond d’abord à II, La papesse. Quand on lui applique le code, le résultat est 2.

À nouveau, la Grande Roue aligne sur un cercle 20 Arcanes majeurs. Ils se font face deux par deux, les axes. Nous avons Le bateleur qui fait face à Le soleil, La papesse à La lune, L’impératrice à L’étoile, L’empereur à La Maison-Dieu, Le pape à Le diable, L’amoureux à Tempérance, Le chariot à L’Arcane sans nom. La justice à Le pendu, L’hermite à La force et finalement, Le jugement face à La roue de fortune. Le monde est au centre de la Roue et Le mat se promène dans le système.

Allons-y avec un rappel des lettres qui composent le code majeur :

A, C, E, H, I, L, M, O, P, R, T, V et X.

Le code mineur : B, D, F, N, S et U.

Les solutions sont données dans l’ordre présenté sur le site, par axes, en commençant par Le mat. Je tiens à rappeler ici que tout ce travail n’aurait pas été possible si un jeu de Tarot bien spécial ne m’était pas tombé entre les mains. Le nom des Arcanes dans les cartouches est intact, ce qui n’est pas le cas avec les autres éditions du jeu. Ce jeu, c’est le Tarot de Marseille de Nicolas Conver publié en 1960 par la maison Camoin. Les bois de poirier qui ont servi à l’impression se trouvent dans la salle Camoin du Vieux musée de Marseille. Mes travaux démontrent que ce jeu est le seul qui contienne un contenu ésotérique provenant du XIIe siècle. Ces moules en bois de poirier reflètent fidèlement le contenu qui nous vient de cette époque. Ce sont des moines bénédictins qui en sont à l’origine. Les autres jeux de Tarot nous viennent de maîtres-cartiers. Ce sont des artisans qui gagnaient leur vie avec leur métier. Ils n’ont pas été initiés aux secrets des religieux. Ils ont produit des copies qui se sont dénaturées au fil des siècles. Presque tous ont introduits leurs propres codages. Ceux-ci ne reflètent que l’air du temps qui les a vu naître.

Seul le Conver de Camoin 1960 transmet celui qui se respirait au temps de Louis VII… Et là où la pauvre qualité d’impression de ce jeu ne permet parfois pas de conclure, le Conver de Héron vient préciser les choses. Ce qui suit est un aide mémoire copié-collé. Pour le contexte, reportez-vous au site de Rom.

L’Arcane non numéroté :

Si on prend les trois éléments soumis, i.e. LE (12+5), ° et MAT (13+1+20), on constate qu’on est en présence des trois termes d’une équation: 17, ° et 34. La seule façon d’arriver à la valeur nulle est de doubler la première proposition et de la mettre en relation avec l’autre. C’est une soustraction qui nous est demandée ici, comme avec la grande majorité des solutions pour les autres lames majeures :

2 x 17= 34. 34 – 34= 0.

 

L’Arcane XX :

Dans le Tarot du bicentenaire Camoin, le nom de cet Arcane se présente ainsi:

L_ E°JUGEMENT

La patte horizontale d’un L a été ajoutée entre le L et le E du LE. Le tout ressemble à une faute de frappe. Mais si on ajoute la valeur de 6 à ce demi-L, nous aurions, en transformant le J et le U:

L_ E°1VGEMENT: 12+6+5 (x 2)= 46. 1+22+5+13+5+20= 66. 66-46= 20.

 

 

L’Arcane I :

LE BATELEUR: 12+5+1+20+5+12+5+18= 78.

LE BATELEVR: 12+5+1+20+5+12+5+22+18=100 ou 1.

Voici maintenant une autre solution pour le codage cet Arcane. Le point qui n’en est pas un peut se dédoubler! Nous le retrouvons à la fois dans son emplacement traditionnel mais aussi à l’intérieur du Le de Le*Bateleur. Le E devient ainsi un C. Nous avons maintenant:

LC**BATELEUR: (12+3) x 2 x 2= 60. 1+20+5+12+5+18= 61. 61- 60= 1. Voilà qui est plaisant.

 

 

L’Arcane XIX :

 

LE°SOLEIL: 12+5 (x 2)=34. 15+12+5+9+12= 53. 53-34= 19.

 

L’Arcane II :

LA°PAPESSE: 12+1(x 2) = 26, 16+1+16+5+5= 43, 43-26= 17?

On ne se résout pas à déménager ainsi la pauvre Papesse. Et que dirait l’Étoile? Il y a des affinités entre les deux Arcanes pourtant. On comprendrait que le divin concepteur du Tarot ait voulu faire ici un clin d’œil plein de sens. Mais on ne peut tout de même pas les loger à même enseigne.

L’étole portée par la papesse rappelle l’étoile et justement, elle indique la direction d’un livre qui comporte 17 lignes. Le livre comporte huit lignes sur la page de droite et neuf sur celle de gauche, 17. Ce détail n’est pas repris sur la version du Tarot de Marseille de Grimaud. Il n’est bien visible que sur le Héron. La solution finit par sauter aux yeux. Ce n’est pas seulement un II qui apparaît au sommet de cet Arcane mais bien aussi un 17 en chiffres arabes! Pour apercevoir ce nombre déguisé, il faut avoir en main une édition du Tarot de Nicolas Conver par Héron.

 

L’Arcane XVIII :

21 traits verticaux apparaissant dans la bande nominale de cet Arcane, il nous faut lui faire subir la question à nouveau. Revenons à l’équation de base proposée pour cet Arcane. À nouveau, mais en additionnant les 10 traits initiaux au premier membre de l’équation et les 11 autres au second:

LA°LUNE: 12+1+10 (x 2) = 46. 12+5+11= 28. 46-28= 18.

 

L’Arcane III :

L’IMPERATRICE: 12+9+13+16+5+18+1+20+18+9+3+5= 129. 1+2+9=12, 1+2= 3.

 

L’Arcane XVII :

L’ÉTOILE: 12+5+20+15+9+12+5= 78 ! 

Cet Arcane porte un nom double et il met en scène plusieurs étoiles. L’idée m’est venue de le mettre au pluriel. Bien que le S (19) du pluriel ne fasse pas partie des lettres admises au club sélect de notre code majeur, son apparition à noble enseigne, le désigne à titre exceptionnel, pour services rendus ou à rendre, si l’on peut dire.

Voyons ce qu’il en est:

On ajoute le S à chaque membre de notre équation:

LES* TOIILES: 12+5+19 (x 2)= 72. 20+15+9+9+12+5+19= 89. 89-72= 17.

Le pluriel n’ajoute-t-il pas un air de noblesse à l’ensemble? Cet Arcane ne met-il en scène qu’une étoile? Non… Et cet Arcane porte deux noms, l’étoile et le toule qui signifie la mare ou le puit. Les villes de Toulon, Toulouse et plusieurs autres, tirent leur nom de leur proximité d’une source. Le nom de l’Arcane se lit ainsi: LE TOIILE. Le U est en effet privé de sa petite patte horizontale… On peut y lire en même temps, LE TOULE et LE TOIILE.

Voici sous ce thème la solution pour XVII de Jérome Coulomb: – le nom écrit est: LETOIILE, que l’on peut lire, soit LE TOULE, soit L’ETOiiLE – le “toule” signifie “Puits”, “source” en vieux français. Si on considère les 2 i de L’ETOiiLE comme des I (1) romains, on a : L’ETOiiLE 12 + 5 + 20 + 15 +1+ 1+ 12 + 5 = 71 71, c’est 17 inversé. On a du coup: (12+5) + 20 + (15 + 1 + 1) + (12 + 5) soit 17 + T + 17 + 17 : le T central ou 20 est cerné de “17″ POINT/LOSANGE APRES LES i : Sur le scan de L’ETOiiLE de Conver (Bicent. Camoin), on discerne, après les deux i qui sont des I (1) romains, le point ou losange de doublement. On obtient alors directement un résultat final de 17, et non 71, puisque: L’ E T O I I*L E (12 + 5 + 20 + 15 + 1 + 1) * 2 // 12 + 5 donne 108 // 17 donc 9 // 8 et  9 + 8 = 17 !

L’Arcane IV :

 

L’EMPEREVP: 12+5+13+16+5+18+5+22+16= 112. 1+1+2= 4 ou IV.

 

L’Arcane XVI :

LA°MAISON°DIEV: 12+1 (x 2)= 26. 13+1+9+15 (x 2)= 76. 9+5+22= 36. 76+36= 112, à nouveau ce nombre rencontré en IV, l’autre résident de cet axe. 112-26= 86. 8+6= 14. Ce n’est pas concluant. En fait, ce que nous cherchons, c’est un nombre auquel on soustrairait le 26 initial pour arriver à 16. Nous sommes déjà rendus à 112. 186-26 nous donnerait 160, 16. Ce 186, nous pouvons l’atteindre en adjoignant à 112 deux fois la somme des deniers ou boules de couleurs qui entourent la tour foudroyée. Il y en a 37. 2 x 37= 74. 112+74=186. 186-26= 160 ou 16. C.Q.F.D.

Qu’est-ce qui nous a permis de doubler ainsi le nombre de ces deniers providentiels?

DENIERS : 5+9+5+18= 37. DENIERS : 4+14+19= 37. Le nombre 37 est codé deux fois dans le mot deniers. (De plus, les lettres de La Maison-Diev qui font pas partie du code mineur sont les mêmes, S, N et D ou 19, 14 et 4, total 37.) Avec les deux chiffres du code, le mot denier est un double 37. Donc nous avons doublé. Les jumeaux qui apparaissent sur cette lame sont une autre indication dans ce sens, la présence des deux roches ou pierres qui reposent sur le sol près de la tour également.

 

L’Arcane V :

Nous résoudrons notre équation d’une façon qui fait appel aux deux croix se trouvant sur les mains du pape. L’une d’entre elle se présente à nous sous la forme d’un + et l’autre comme un x, c’est-à-dire les symboles de l’addition et de la multiplication. Nous allons donc additionner les deux membres de notre équation plutôt que les soustraire et nous multiplierons ensuite les parties du résultat de leur somme.

LE°PAPE: 12+5 (x 2)= 34. 16+1+16+5= 38. 38 + 34= 72. 7 x 2= 14. 1+4= 5.

 

L’Arcane XXI :

LE°MONDE: 12+5 (x 2)= 34. 13+15+5= 33. 33-34= –1. Un résultat négatif.

Nous cherchons à partir de 33 à arriver à 55 à qui, si on soustrait 34 nous donnera 21. Il nous manque donc un 22. 22, c’est la valeur de la lettre V. Un examen de la lame ne nous a pas permis d’y trouver sa trace, pas plus que celle du nombre 22 ou sa présence en tant que série d’éléments. 22, c’est le nombre clef de notre système, celui des Arcanes majeurs. Son absence à ce stade-ci est là pour nous rappeler qu’il est là, présent au monde, mais invisible. Il participe à sa trame cachée. Pour le débusquer, il faut donc aller vers l’au-delà.

C’est ce folichon de Mat – il prend la valeur de 0 ou de 22 dans l’addition hermétique – qui cette fois-ci va être mis à contribution de façon productive. C’est ce messager entre les mondes que nous choisissons d’investir d’une telle responsabilité. Nous ne doutons pas qu’il se rebelle et appelle à la rescousse quelque autre compagnon archétypal. Mais en attendant, procédons en ajoutant sa valeur au second membre de notre deuxième équation:

LE°MONDE: 12+5 (x 2)= 34. 13+15+5= 33+22= 55. 55-34= 21. Le monde en folie…

 

L’Arcane XV :

LE°DIABLE: 12+5(x 2)= 34. 9+1+12+5= 27. On n’arrive pas à 15, ce n’est pas concluant. Il nous fallait un 49, 22 de plus, pas un 27.

Il nous manque à nouveau un 22, comme chez Le monde, pour résoudre notre équation et arriver à 15. Mettrons-nous encore Le Mat à contribution? Hum! Celui-ci se défile, on se demande pourquoi. Le Diable a décidément bien mauvaise réputation. Mais il nous faut tout de même faire appel à un élément transcendant afin de définir cet autre 22 manquant. Nous ne l’avons trouvé nulle part dans la lame.

LE°DIABLE: 12+5(x 2)= 34. 9+1+12+5= 27. 22 ? 27+22= 49. 49-34= 15.

 

LE°DIABLE: 12+5 (x 2)= 34. 9+1+12+5= 27. 27+22= 49. 49-34= 15. Ce 22 transcendant nous provient du mot Satan. Nous venons de nommer l’élément qui nous manquait.

 

L’Arcane VI :

LAMOVREVX: 12+1+13+15+22+18+5+22+24= 132. 1+3+2= 6.

 

L’Arcane XIV :

 

TEMPÉRANCE: 20+5+13+16+5+18+1+3+5= 86. 8+6= 14.

Avec le second chiffre:

TEMPÉRANCE:  14 !

Le mot Tempérance est également codé d’une autre façon. Le T de Tempérance est séparé du reste du mot par un point presque invisible. De plus, ce T n’occupe que la moitié de l’espace attribué à chacun des autres caractères. Enfin, ce T est en fait un L inversé! Un L qui n’occupe que la moitié de son espace réglementaire, c’est un demi-L ou 12/2= 6. La somme des autres lettres donne:

EMPERANCE: 5+13+16+5+18+1+3+5= 66. Ajoutons le 6 du demi-L et nous avons 666. Et 66 + L donne 78.

 

 

L’Arcane VII :

Oswald Wirth a eu l’intuition – il le mentionne dans son livre Le Tarot des Imagiers du Moyen Âge – que le vrai nom de cet Arcane était Le Char. L’Arcane véhicule, c’est le cas de le dire, l’idée de triomphe plutôt que celle de labeur suggérée par chariot. Mais le mot char pour désigner le véhicule n’existait pas encore sous cette forme à l’époque où le Tarot a été conçu. Il s’épelait charre.

LE CHARRE: 12+5+3+8+1+18+18+5= 70. 7+0= 7.

 

Nous sommes devant une représentation d’un important dieu romain, Janus, le roi du Latium, l’égal de Jupiter. Ce dieu est représenté par un double visage scrutant les directions opposées de l’horizon, une baguette de portier à la main.1 Son nom latin est JANUS BIFRONS : 1+9+18+15= 43. 4+3= 7, VII.

LE CHARIOT°: Il y a un point à la fin. Il faut donc simplement additionner et doubler. 12+5+3+8+1+18+9+15+20= 91. 91 x 2= 182. 91, 182 ? À première vue, il n’y a rien dans ce résultat qui nous titillasse en quoi que ce soit. Notons toutefois que:

LE TAROT: 12+5+20+1+18+15+20= 91. Même résultat ! Le tarot et le chariot sont associés. Le Tarot est donc un chariot, un char, une machine magique qui porte son conducteur vers les sommets. Et ce 91 doublé est 182, le nombre de lettres qu’on retrouve dans l’ensemble de celles qui composent les noms des lames majeures.

L’Arcane sans nom, XIII :

Essayons de trouver un nom à cette lame pour les fins de notre enquête.

LA MORT: 12+1+13+15+18+20= 79. (78+1)

LA VIE: 12+1+22+9+5= 49, 4+9= 13. Voilà qui éblouit d’abord et rassure ensuite. Que plus jamais on n’appelle La Mort cet Arcane si dynamique! Ce sont les anciens Égyptiens qui introduisent la notion de similarité entre les deux états. Nous avons vu plus haut que, pour eux, vie et mort sont indissociables.

Il demeure que XIII n’est pas nommé.

L’Arcane VIII :

Sa dénomination se présente comme suit: LA JUS°TICE. Si on remplace le U par un V comme nous avons déjà été amenés à le faire, on obtient: LA JVTICE: 12+1+22 (x 2)=70. 20+9+3+5=37. C’est une addition qui nous est demandée ici: 70+37= 107. 1+7= 8.

Neuf traits verticaux précèdent La Justice sur sa gauche et onze la suivent. En mode mineur :

IIIIIIIII LA JUS°TICE IIIIIIIIIII: 9+21+19 =49. 11 (x 2)= 22. 49+22= 71. 7+1= 8. Nous avons doublé à droite du point et non à gauche cette fois-ci. En mode majeur :

LA JUS°TICE: 9+12+1(x 2)=44. 20+9+3+5+11=48. 48-44= 4.

LA JVS°TICE: 9+12+1+22+(x 2)=88. 20+9+3+5+11= 48. 88-48= 40. 4+0= 4.

4 + 4= 8.

L’Arcane XII :

En mode mineur d’abord :

LE PENDU : 14+4+21= 39. 3+9= 12.

LE PENDV: 12+5+16+5+22= 60. Il nous manque un 6 pour faire 66, 6+6=12. Cette dernière avenue semble la plus prometteuse même s’il a fallu pour cela remplacer le U par un V. Après moult recherches, nous avons finalement trouvé le 6 manquant sous la forme d’un F pendu à un drôle de petit gibet qui semble conçu sur mesure pour notre propos. On le retrouve aux nasaux (NASAVX : 48 ou 12) de la monture du Cavalier de Bâtons. Dans la roue du Tarot, ce cavalier, qui fait d’abord face au Pendu chez la Papesse, quitte la position de départ qu’il occupait aux côtés de celle-ci, pour aller rejoindre notre éclopé en XII.

Comme pour quelques autres Arcanes, une solution de rechange existe au niveau du décodage. Nous avons remarqué que le nœud au pied du personnage a l’aspect d’une flèche. Ce nœud est une promesse de libération. On va se retrouver dans le mouvement bientôt. La pointe de la flèche est dirigée vers le XII dans la bande supérieure. Ce XII est décentré par rapport à l’ensemble de l’Arcane et nettement décalé vers la droite même si le X de XII occupe la position centrale, nous l’avons déjà souligné.

La pointe de la flèche tombe exactement à la base de ce X. Ce décalage est causé par le déplacement du II vers la droite. (Dans le Chosson, le nombre se présente comme IIX. Ce XII renversé était un message en soi, celui du retournement, une des bases du décryptage du Tarot. )

Le X inamovible, visé par la flèche, ou 10 nous sera utile à nouveau.

LE PENDU: 12+5+16+5= 38. 38+10= 48. 4+8= 12.

L’Arcane IX :

L’HERMITE: 12+8+5+18+13+9+20+5= 90. 9+0= 9.

L’Arcane XI :

Vingt-trois traits verticaux, comme les petites cornes des diablotins de l’Arcane XV, se retrouvent associés à La Force dans le Tarot de Conver. Ils sont tous groupés sous le lion. De ces 23, seuls vingt sont visibles sur le jeu que nous possédons mais nous présumons que les trois autres sont présents sur le bois d’origine. (En effet, 23 ajouté aux lettres qui appartiennent au code mineur résout également l’équation proposée par cet Arcane.) Rajoutons ces 23 traits ou cornes au résultat de notre équation pour cet Arcane :

LA°FORCE: 12+1 (x 2)= 26. 15+18+3+5= 41. 41+23= 64. 64-26=38. 3+8= 11. Et en mode mineur : LA°FORCE IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII: 6. 23. 6+23= 29. 2+9= 11.

L’Arcane X :

LA°ROUE°DE°FORTUNE: 12+1 (x 2)= 26. 18+15+5 (x 2)= 76. 5 (x 2)= 10. 15+18+20+5= 58. 76+10+58= 144. 144-26= 118. 1+1+8= 10. Nous avons soustrait le premier membre de l’équation, doublé, des deux seconds, doublés et additionnés au troisième. Les V sont transformés en U et ne comptent pas. La porte d’un Arcane s’ouvre à nouveau pour nous.

Mais il y a une autre façon de résoudre l’équation. Le nom de l’Arcane se présente en effet de la manière suivante:

L’A°ROv E°DE°FORTVNE, qui se divise ainsi, en deux parties:

L’A°ROv et E°DE°FORTVNE.

La seconde donne:

E°DFORTVNE: 5 (x 2) + 5 (x 2) + 15+18+20+22+5= 100 ou 1 ou 10, X!

La première donne:

L’A°ROv. Il ne fallait pas être bien grand clerc pour comprendre que le signe de ponctuation mystérieux entre le L et le A ne demande qu’à être ajouté, de concert avec la branche gauche du petit v, à la barre horizontale du L pour former un T inversé. Nous avons maintenant:

TA°RO/

TA°RO: 20+1 (x 2)= 42 ou 6. 18+15 (x 2)= 66, ou 6 d’un côté du point et 66 de l’autre. Résultat: 666, le nombre de la bête de l’Apocalypse!

 

1 Le dictionnaire des symboles, p. 530

© Marc O. Rainville,2008. Tous droits réservés



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6 réponses à Solutions codées 22 lames majeures

  1. Rom dit :

    Merci pour cette excellente question. Une précision d’abord, le code majeur décode les Majeures et les Honneurs, donc 38 solutions de ce côté. le code mineur ne s,applique qu’aux majeures, pas aux honneurs, donc 22 solutions en mode mineur.
    Il y a deux autres codes ! Ils ne s’appliquent qu’aux 22 majeures.
    Le 3e code, appelons-le ainsi, est composé des lettres restantes, sauf le G. Le 4e code est composé de la lettre… G !

  2. quichote dit :

    Bonjour,
    Tu écris « code majeur :A, C, E, H, I, L, M, O, P, R, T, V et X. Code mineur : B, D, F, N, S et U. »
    Ok quand est-il du G, Y qu’on retrouve dans ivGement et reYne par exemple ainsi que des autres lettres comme le J le Q le Z ? Appartiennent-elles au code mineur? Merci d’avance pour la réponse.

  3. jérôme dit :

    waoo… 67 pour l’INNOMABLE c’est rudement bien vu !

    en plus , 67 est un nombre à deux jambes… 6 et 7, 6 possède « 1 » de moins que 7, comme la jambe de la faucheuse XIII qui compte… un pied de moins !!

    l’orthographe actuelle est INNOMMABLE, c’est à dire qu’il y a un M en plus (M=13 …..).

    mais au XVIèmesiècle, par exemple, il en allait autrement. Un exemple cité par le disctionnaire dictionnaire.sensagent.com:

    XVIe s.— Nous trouvons en Lucian qu’un juge appella en jugement un pour l’avoir nommé par son nom, pensant ce juge, depuis qu’il estoit consacré, demeurer innomable et inappellable (BOUCHET Serées, liv. I, p. 363, dans LACURNE)

  4. quichote dit :

    Pour l’arcane XIII le nom qui irait bien puisqu’il répondrait à ton code serait : L’INNOMABLE.
    En enlevant les lettres du code mineures il reste: LIOMALE soit 12+9+15+13+1+12+5=67 soit 6+7=13 !!
    Le SANS NOM, L’ANONYME, L’ANGE DE LA MORT, LA GRANDE FAUCHEUSE ne fonctionnent pas…voili voilou.
    L’innomable étant définit comme: 1) trop difficile de donner un nom pour des considérations esthétique ou logique, 2) qui est trop bas, trop abject pour être nommé, qualifié, décrit.

  5. premdas dit :

    Je me pose une question, qui vaut ce qu’elle vaut, sans chercher et sans esprit de contradiction: quelle est la portée initiatique d’un code qui ne servirait qu’à assimiler la valeur du nom des arcanes à leur valeurs numériques? Ce qui est en haut et comme ce qui est en bas et vice versa, mais à par le simple sport neuronal, quel est l’interet de rechercher un tel code si on part du principe qu’on aura rien d’autre à découvrir que cette simple adéquation ?
    Par contre, l’idée d’une signature et plus, d’une datation, dans la formule épigraphique que les lettres du code majeur permettent de faire apparaitre me plait beaucoup…

  6. Rom dit :

    L_ E°JUGEMENT
    La patte horizontale d’un L a été ajoutée entre le L et le E du LE. Le tout ressemble à une faute de frappe. Mais si on ajoute la valeur de 6 à ce demi-L, nous aurions, en transformant le J et le U:

    L_ E°1VGEMENT: 12+6+5 (x 2)= 46. 1+22+5+13+5+20= 66. 66-46= 20.

    Voilà, je met en ligne la solution pour Le jugement ici. C’est la même qui se trouve plus haut, caractères gras en moins.

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