Vie de saint Niègode

Le Prieuré de Castelthorves était une sombre bâtisse accrochée au flanc du lieu dit de la Montagne Noire, situé à l’époque à moins d’une lieue du bourg. On y accoillait de jeunes aspirants ainsi que des membres de la petite paysannerie qui aidaient à la vigne, au soin du bétail et aux travaux des champs. Les journées s’écoulaient, paisibles. La routine quotidienne était ponctuée de séances de prières fréquentes auxquelles seuls moines et novices, conformément à la règle de vie monastique, étaient tenus d’assister. Tous cependant participaient à la procession des saintes reliques qui étaient sorties au grand jour, chacune à différentes périodes de l’année.

Ce fut justement lors d’une de ces manifestations de piété que Niègode fut accueilli au noviciat. On le débarrassa au préalable des légions de poux qui tenaient en coupe serrée son abondante tignasse. On lui fit également la leçon sur ses devoirs de novice. S’étant enquis de son nom, un frère convers poussa le zèle à lui narrer la vie de son saint patron.

  • Saint Niègode a la gouverne des vents et des flots. Il est mort martyr, passant de vie à trépas en prière, les mains jointes et chantant des psaumes, le corps attaché à l’ancre d’une goélette mamelouke, la tête fichée au mat de misaine. On l’invoque lors des naufrages, pour se protéger des déjections de mouettes et se prémunir des invasions de sauterelles. De nombreuses guérisons se sont produites à marée basse en différents lieux où il est réputé avoir pris les eaux. Se baigner à l’un de ces endroits assure d’une bonne mort. S’y noyer permet d’éviter le purgatoire. Saint Niègode est le protecteur de la moule zébrée et des calmars. C’est le patron des mariniers et des riverains.

Le jeune garçon résolut dans l’instant de rejoindre son patron dans la Communion des Saints. Il ne reculerait devant aucun sacrifice afin d’être canonisé lui aussi.

Vie de saint Niègode


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Le tirage en croix


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Tchalaï – Le Tarot des Roms ou Tarot Tzigane

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La Grande roue du Tarot – Historique

Le nom du jeu qui nous occupe est Tarot. Ce nom a traversé les âges et nous est parvenu intact, tout comme le jeu qu’il désigne, un jeu qui se présente aussi de nos jours, il est vrai, sous de multiples atours. Tchalaï nous apprend que le jeu de Tarot a comme ancêtre un ancien jeu de trente-huit cartes en cuir ou en perles de nacres qui était utilisé pour la divination par les Roms. J’ai étudié la question et d’après mes recherches un contact entre les Européens et la première vague migratoire de Roms se fait en Grèce dès la fin du XIe siècle. Les Roms qui migrent vers l’Europe de l’Est campent parfois sous les murs d’abbayes situées très en périphérie. Ils offrent certains services aux moines. Par ailleurs, les moines de Saint-Denis sont des experts en commerce international ; dès le VIIe siècle ils exploitent la route des grenats qui relie les Indes… à leur monastère en banlieue parisienne. Grenats, nacre, cartes, même parcours.

D’une façon ou d’une autre, le jeu attire l’attention de religieux Européens. 

Le mot tarot lui-même est une forme codée et fort simple du terme oracle. Ce mot nous vient du latin, oraculum. Il signifiait, au XIIe siècle, lieu sacré. Ainsi, le Tarot fut à l’origine et dans l’esprit de ses concepteurs un autre de ces objets ou pratiques donnant accès à un lieu virtuel – pour employer une tournure contemporaine – un endroit hors de l’espace et du temps. Plus tard, au XIVe siècle, le mot en vint à signifier la parole de Dieu elle même telle qu’on pouvait l’entendre ou la lire à travers le message des apôtres ou des prophètes. Le Tarot était donc, il l’est toujours, un outil de divination. Dans le sens original du terme, et telle qu’elle était conçue par les moines bénédictins qui ont créé le Tarot, la divination ne s’employait pas à lever le voile sur l’avenir. Elle éclairait plutôt le consultant sur la disposition à adopter face à telle ou telle situation afin de se conformer au plan divin. Le Tarot permettait au consultant de s’élever de sa condition afin de s’approcher de Dieu, tout comme le moulin à prières des Tibétains bouddhistes qui n’a pas d’autre destination.

Tarot, c’est à la fois ORAT, je prie en latin et ROTA, la roue. J’estime que le T final du mot Tarot est une particule de noblesse qui a été ajoutée volontairement. Les deux T se rejoignant pour n’en faire qu’un, ils nous incitent à visualiser le système représenté par ce nom comme un mandala, un cercle sacré, ce qui correspond à l’arrangement circulaire des lames que je présente à nouveau cette semaine. Je l’utilise depuis 1985.

Le Tarot est une roue de prières. Je ne serais pas étonné que les moines Bénédictins qui l’ont créé l’aient considéré comme un sacrement.

 

Article complet :

http://tarotchoco.quebecblogue.com/lorigine-du-mot-tarot/

 


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Grande roue Tarot

Grande roue Tarot

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La Grande roue du Tarot

Tarot, c’est à la fois ORAT, je prie en latin et ROTA, la roue. J’estime que le T final du mot Tarot est une particule de noblesse qui a été ajoutée volontairement. Les deux T se rejoignant pour n’en faire qu’un, ils nous incitent à visualiser le système représenté par ce nom comme un mandala, un cercle sacré, ce qui correspond à l’arrangement circulaire des lames que je présente à nouveau cette semaine. Je l’utilise depuis 1985.

Le Tarot est une roue de prières. Je ne serais pas étonné que les moines Bénédictins qui l’ont créé l’aient considéré comme un sacrement.


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