Deux de Denier

Deux de Denier
Deux de Denier

Avec le code, nous allons dépister un des fameux 78 qui se cachent partout dans le Tarot. Il s’agit de celui qui est codé sur le Deux de Denier. On y retrouve l’inscription suivante: Nas CONVER 1760: 1+3+15+22+5+18= 64. 64+(1+7+6+0)= 78 !
Nicolas Conver est un imprimeur marseillais du XVIIIe siècle. Son Tarot a longtemps été considéré par les spécialistes comme étant proche de la perfection. Il est clair que ce Conver est l’héritier du Tarot original, celui qui a été créé par des moines bénédictins au XIIe siècle. Les autres jeux, comme le Dodal ou le Noblet, sont le fait d’artisans plus ou moins habiles regroupés en confréries de maîtres cartiers qui n’ont jamais su égaler le travail des clercs à l’origine du jeu.
Cet artisan inspiré pousse ici la hardiesse jusqu’à supprimer la première patte du N de son prénom pour lui donner l’allure d’un V ce qui lui permet d’ajouter 22 à l’addition et d’arriver à 100 ou 1. Ce V peut aussi être mis en rapport avec le petit v inversé qui tient lieu de A dans l’abréviation de Nicolas. En effet, la patte transversale du A
est absente. Nous avons donc une nouvelle charade, le mot AS fusionné avec deux coupes dont l’une est inversée. Il y a ici une allusion à l’As de Coupe et peut-être à l’As d’Épée, l’un des v représentant peut-être une pointe d’épée. Ces As sont codés eux aussi, comme nous le verrons. Mais Conver, en raccourcissant ainsi son prénom, fait tout ce qu’il peut pour attirer notre attention sur le codage du Tarot.
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Pourquoi Conver ne serait-il pas l’auteur du Tarot de Marseille? Le premier exemple connu de Tarot de Marseille, le jeu naïf de Jean Noblet, date du milieu du XVIIe siècle, soit cent années plus tôt. Le génie de Conver est qu’il a compris le code du Tarot et qu’il n’a pratiquement pas retranché une ligne au jeu en sa possession. (…) Notons que Conver est un contemporain de Court de Gébelin et de Étteilla qui sont les premiers chercheurs connus à avoir tenté d’explorer, avec plus ou moins de bonheur, la dimension ésotérique du Tarot. (…) Tous les autres jeux dits de Tarot qui sont apparus sur le marché ne sont que des copies malhabiles ou des interprétations fantaisistes. Et bien que certains d’entre eux puissent présenter une grande valeur artistique ou être utiles à la divination, aucun ne peut prétendre transmettre le contenu symbolique du Tarot.
Le nom de Nicolas Conver, tel qu’il nous le présente sur le Deux de Denier, est également codé de deux autres façons. Conver est une contraction de converso qui signifie converti. On appelait ainsi les Juifs espagnols du Moyen Âge qui avaient été forcés par l’Inquisition de se convertir à la Vraie Foi. Sur le Deux de Denier le s qui manque à Conver est présent sous la forme du bandeau qui entoure les deux Denier. Le o manquant rappelle le zéro invisible de Le mat. Décodons maintenant ce mot avec le code majeur du Conver: CONVERSO: 3+15+22+5+18+15= 78. (…)
Conver est aussi l’anagramme de Rosencruz ou Rose-Croix!
Nas CONVER: Il y a ici neuf caractères. ROSENCRVZ: Neuf caractères également, qui nous donnent 18, que nous allons mettre en banque pour le moment. ROSEN C_V_: Il nous manque un R et un Z. Nous avons en banque un N composé du petit A et du N amputé de sa première patte de Nas. Ce N inversé donne Z. ROSEN C_VZ: Il nous manque un R. Il nous reste un dix-huit en banque, R! De plus: ROSEN CRVZ ou ROSENKRVZ: 18+15+5+18+22= 78.
Nicolas Conver s’est donc approprié le Deux de Denier et le Valet de Bâton pour passer à la postérité. (…) Mais postulons déjà qu’en choisissant ainsi son pseudonyme, il s’inscrit dans la lignée des gardiens du Tarot, il en désigne des chaînons, les Juifs convertis et les Rose+Croix.
En ce qui concerne la nature ou l’identité de ce Rosenkrvz, il est clair que ce nom nous invite à nous tourner vers l’Allemagne du XIVe au XVIIe siècle. Elle fut le théâtre d’une des plus grandes énigmes de l’histoire, celle de l’homme qui vécut 106 ans, Christian Rosencreutz (1378-1484) et de l’Ordre des Rose+Croix.
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Aucune autre carte de Denier ne rayonne comme le Deux. Nicolas Conver, qui signe la bannière du Deux de Denier et l’abbé Suger nous donnent ici l’exemple de la collaboration authentique signifiée par cet Arcane. Le lien qui les unit s’étend sur plus de six siècles. Nous croyons pour notre part que le bandeau du Deux de Denier original aurait pu porter cette inscription:
MONJOY SAINT DENYS: 13+15+15+1+9+20+5= 78.
N’additionnons maintenant que les lettres exclues de notre fameux code majeur. MONJOY SAINT DENYS: 14+10+25+19+14+4+14+25+19= 144. Le nombre de la Jérusalem céleste. AU complet: MONJOY SAINT DENYS: 222. Comme il était répété trois fois, le cri de ralliement de l’ancienne monarchie française donnait 666. Quant à l’autre cri de guerre des Francs, nous décodons:
DIEU LE VEUT: 9+5+12+5+22+5+20= 78!
ConverD2








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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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