Enigma – L’HERMITE

C’est Jérôme qui me demandait si je pensais que l’abbé Suger, le créateur du Tarot, s’intéressait à l’Hermétisme. Je lui ai répondu que oui. Suger s’est représenté lui-même dans le Tarot. Donnez quelques raisons qui permettent d’affirmer que c’est bien lui que l’on aperçoit ici. Le retrouve-t-on ailleurs dans le jeu ?

ÉNIGME partiellement RÉSOLUE.








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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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16 réponses à Enigma – L’HERMITE

  1. vivi dit :

    oui, j’ai appris beaucoup de choses par ici, merci pour cette lanterne de connaissance

  2. Ginette dit :

    Allons tout le monde, célébrons le prophète! Qui se passerait du blog de Rom ? Moi, pas. Bonne Saint-Jean !

  3. Rom dit :

    Bertrand a dit :  »il n’y a pas “consensus” dans les traits pour les cartiers non plus »

    Très juste ! Peut-être me casserai-je un jour la tête sur les couleurs. Mais pour le moment je me limite aux traits. Ce blogue fait la promotion d’une idée fort simple. Il y a ou il y a eu un Proto-Tarot. Le Conver, version Camoin du Bicentennaire est ce qui s’en rapproche le plus. Suger est son créateur. Rom est son prophète…

  4. jerome dit :

    Merci Bertrand.

    A propos des cartiers, rappelons que ce qui est « hors tradition » n’est pas forcément « hors inspiration ».

    Tu évoques Paul Marteau. Sans chercher à polémiquer : on peut, bien sûr, critiquer Marteau et certains choix discutables. C’est tout de même lui qui a repropulsé les Tarots sur le devant, avec son édition, certes contestable. Mais celle-ci a déclenché une immense vague d’intérêt qui a, peut-être, permis la redécouverte des tarots plus anciens etc.

    Voilà où je veux en venir : J’en infère que tout détail, même apparemment injustifié au regard de la ‘tradition’, est à considérer attentivement, quand il vient de celui qui a ressorti les Tarots du placard. Et qu’il y a davantage, dans ces Tarots « hors tradition », que ce que les spécialistes d’aujourd’hui laissent entendre.

  5. Bertrand dit :

    Bonsoir,

    il n’y a pas « consensus » sur les couleurs mais pas plus qu’il n’y a pas « consensus » dans les traits pour les cartiers non plus, à part dans une large mesure pour la tardive école marseillaise, et Saint-Denis est quand même plus proche de Paris que de Marseille. (et le XVIIe plus proche du XIIe que le XVIIIe – les siècles pas les arrondissements parisiens, pour les arrondissements c’est le contraire).
    Me semble que dans les tarots de Cartiers il y a quand même un certain « canon » chromatique et certaines manière de noter par la couleur qui se retrouve chez les uns et les autres – évidemment si on éjecte ce qui est hors tradition à commencer par les éditions Camoin fin XIXe (« bicentennaire » comprise) et Paul Marteau.

    Bertrand

  6. Rom dit :

    Alors je me permet d’immédiatement éclairer ta lanterne. Oui, il n’y a pas consensus sur les couleurs du Tarot. Personnellement, je ne reconnais que celles qui étaient utilisées dans les vitraux du XIIe siècle à Saint-Denis. Je crois avoir déjà abordé le sujet en quelque part…

  7. Ginette dit :

    Je suis intriguée. Pourquoi ? Plusieurs livres semblent y attacher tant d’importance. Est-ce à cause des qualités d’impression qui diffèrent selon les tarots consultés ?

  8. Rom dit :

    J’oubliais. Je ne commente jamais les couleurs dans le Tarot.

  9. Rom dit :

    Oui, l’abbé Suger s’est représenté sur l’Arcane IX, L’hermite, une lanterne à la main. Il avait baptisé la basilique Saint-Denis, Lucerna, la lanterne ! On note que sur cette lame le personnage voile l’éclat de sa lampe. On peut presque dire qu’il est seul à en recevoir la lumière. C’est un symbole hermétique. De même, Hermès est présent sur la I, Le bateleur. Il dissimule son membre viril d’une main en nous donnant à voir la baguette, le Roseau d’or, qu’il tient de l’autre.

  10. jerome dit :

    PS

    un H fort étrange, très populaire… qu’il conviendrait peut-être d’interpréter,par rapport à Hermès :

    http://www.casimages.com/img.php?i=110614102036777138324300.jpg

  11. jerome dit :

    Oui, comme l’a souvent indiqué Rom, la lucerna (la lanterne) est bien le surnom avéré de la Basilique de St Denis durant tout le moyen-âge (suivre ce lien pour moult exemples : http://www.google.fr/search?hl=fr&q=la+lanterne+basilique+saint+denis&aq=f&aqi=&aql=&oq= ).

    Pour approfondir le lien éventuel entre cet Hermite et l’Abbé Suger, je me penche sur des détails apparemment insignifiants, mais très intrigants. Que signifie, par exemple, cette main gauche dorée ? Non pas jaune, comme ce qui l’entoure, mais dorée ?

    PS par rapport à la suggestion de Vivi, (et, qui sait, sur la « lumière » de Ginette ?) : Le mat de certaines versions, le monde aussi, présente parfois aussi un membre doré, comme une jambe, par exemple. Tel « Le Monde » du Tarot de Noblet, si je ne me trompe. A suivre…

  12. Ginette dit :

    D’après ce que je lis sur Suger, il n’était pas particulièrement humble, mais très déterminé à faire les choses à sa façon:

    Il a donc commencé par le chevet de l’abbatiale. Il posa la première pierre le 14 juillet 1140. Il a une idée précise de ce qu’il veut obtenir et la volonté de le réaliser : faire entrer la lumière dans l’église. Mettre dans l’architecture la déclaration du Pseudo-Denys l’Aréopagite : Dieu est lumière.

    Le 11 juin 1144, consécration du chevet. Il peut alors écrire fièrement (La geste de Louis VI par Suger. Traduction Michel Bur; Imprimerie Nationale 1994) :

    « Le nouveau chevet étant réuni au narthex,
    L’église étincelle, éclairée en son vaisseau médian,
    Car lumineux est ce qui joint en clarté deux sources de lumière.
    L’œuvre fameux resplendit de cette clarté nouvelle.
    L’agrandissement fut réalisé de nos jours.
    C’est moi Suger qui ait dirigé les travaux. »

    Donc, la lanterne indiquerait la lumière qui entre dans l’Église et éclairerait son visage pour le mettre lui-même bien en évidence. Possible ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Suger_de_Saint-Denis

  13. Rom dit :

    Excellent tous les deux. Mais je vais m’attarder sur les suggestions de Ginette qui sont directement reliées à mes hypothèses. de un, oui, Suger était un marcheur, un voyageur infatigable, c’est documenté. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’allait pas également à cheval à l’occasion. Et deux, la lanterne a en effet un rapport avec sa basilique de saint-denis. Le quel ?!
    J’ajoute pour Jérôme que le H devant ermite fait sans doute rapport à Hermes, à l’hermétisme. Alors, cette lanterne ?

  14. Ginette dit :

    L’abbé Suger était un genre de pélerin qui arpentait le pays. La lanterne peut représenter les vitraux de Saint-Denis et/ou l’éclairage qu’il apportait aux ouailles sur la route. Mais bon, c’est assez mince…Je le verrais aussi dans le Mat.

  15. vivi dit :

    Ah, j’ai trouvé ceci chez le mat, mais je ne sais pas si ça veut dire que c’est Suger qui est représenté;

    La cuisse-grotte attaquée par un chat-fauve est un amalgame symbolique hautement significatif, la griffe d’une intelligence cléricale, incontestablement. Comme nous avons vu plus haut que Le mat est aussi une figure royale, on reconnaitra peut-être également ici celle de Suger, le moine qui régna sur la France pendant deux années.

  16. vivi dit :

    J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas :???:

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