Le mat – Canicula

dog-days

Voici ce que m’écrit Ginette, qui a déjà à son actif une découverte sur Le pape :
”(…) Parlant de canicule, penses-tu qu’il y aurait un rapport avec le Mat ? Canicule (du nom latin canicula, petite chienne, nom donné à l’étoile Sirius).








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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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3 réponses à Le mat – Canicula

  1. Ginette dit :

    Très intéressant Jérôme. Une chance que j’avais pris un petit café avant de débuter la lecture. Disons qu’il y a de la matière !

  2. jérôme dit :

    … et rebelote une citation provenant de « la Croisée des Chemins »… Cette fois-ci au prétexte d’expliquer, ou de commenter, la fameuse Melencolia I de Dürer. Des aperçus nombreux, certains très obscurs, d’autres plus clairs :

    Géométrie sacrée (sur le site Ora et Labora)

    Comme précédemment, les passages signés Aliboron (pseudonyme hautement médiéval…), quoiqu’assez raides, sont particulièrement recommandés.

    Maintenant, voici la partie concernant plus spécifiquement Sirius / Canicule / Le Mat : c’est une citation de René Alleau, extraite d’un article de la Revue « La Tour Saint Jacques », je suppose). Elle a ceci de particulier qu’elle rassemble explicitement nos trois sujets: Sirius… La canicule… et LE MAT (au travers de « La Nef des Fous » et d’autres personnages ‘errants’ : Jason par exemple). Bref, voici ce passage :

    Alleau, plus charitable, en cause dans un article sur « la Messe des fous », où commentant deux plaques d’ivoire sculptées, en rapport, il précise :

    « Sur le feuillet du diptyque où l’on voit Diane ou Artémis, une divinité marine tient un poisson nommé Glaucus par les anciens. On le supposait entraîné dans la profondeur des mers par ces plantes marines, ces coquillages et ces pierres qui s’attachent à lui et le mènent vers les bas-fonds, ainsi que le dit Proclus. Ce poisson était du nombre de ceux qui, au lever de Sirius, exerçant sur la mer une action puissante, passaient pour rester soixante jours cachés dans les abîmes. Symbole de l’âme descendue dans la sphère humide, il fuyait devant les feux brûlants de l’astre du Chien, devant les feux de la sphère étoilée et, s’engageant sous les eaux, il y demeurait enchainé parmi les herbes et la végétation. On notera, de plus, que la divinité qui le tient désigne un crustacé qui représente ici le signe de l’écrevisse ou du Cancer. Le Cancer était l’une des deux portes ouvertes devant les âmes, l’autre qui mène au séjour des dieux était attribuée au Capricorne, durant le passage duquel était précisément célébrée la « Fête des Fous ». Ces portes étaient gardées par des chiens et notamment par celui de Jason, le héros purifié par le feu et par la foudre ».

    A vos tarots !!! ou… à vos rotules…

  3. Jérôme dit :

    Comme promis, quelques cacahuètes.

    Celle-ci provient du site Ora-et-Labora (La Croisée des Chemins), un excellent site, plus spécifiquement dédié à l’Alchimie et l’Hermétisme, mais qui ne crache pas (pas du tout, même) sur des sujets connexes, comme les Tarots, la spiritualité etc.).

    L’extrait de texte qui suit est du sieur Aliboron. Un auteur pas toujours facile à suivre, mais ça en vaut la peine.

    Il y a d’autres contributions, du même et d’autres intervenants. Celles de « Logos », et bien sûr celles d’Aliboron sont particulièrement intéressantes.

    Je ne sais pas si cette balise html fonctionne sur Tarotchoco, mais si oui, voici l’adresse :
    Soleil Noir

    La partie de ce texte concernant plus directement Sirius et la « Canicule » :

    Les dogons à l’instar de ceux que vous citez, comme s’en étonna Jacques Bergier en son temps, avaient (sans télescope) des connaissances « astronomiques » considérables. Bergier mettaient ça sur le compte du Miroir des Sages alchimique, et rapporta son témoignage…
    Par ailleurs, ces mêmes dogons considéraient Sirius comme étant à l’origine de notre système solaire et d’attribuer à l’une des trois étoiles (invisibles à l’oeil nu) de son système, des propriétés minérales déconcertantes.

    Sirius, soleil secret de l’univers et annonciateur de la canicule (« jardins d’Adonis ») dans l’Egypte ancienne; période correspondant à la domination astrologique du Lion. Soit, comme le rappellent R. Mutel ou M. de Corberon, dans le sillage de l’Etoile internelle : LION qui dans le tétramorphe s’applique au Christ en tant que Roi du monde.

     » Voici que le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu, pour ouvrir le Livre et ses septs sceaux ». Apoc, V, 5.

    En écho, on trouve chez un des « fulcanellisables », Schwaller de Lubicz, en page 42 du « roi de la théocratie pharaonique », un développement plus ouvertement hermétique des considérations africaines précédentes :
    « L’étoile double de Sirius -qui joue pour l’Egypte pharaonique le role d’un soleil central pour notre système tout entier- nous suggère aujourd’hui l’existence d’un système cosmique atomique avec pour noyau cette Grande Pourvoyeuse qui est l’ancienne Sothis : une révision de notre cosmologie pourait bien s’imposer un jour prochain ».

    Mon petit doigt me dit que la « notre cosmologie » en question consonne d’avantage avec notre Pierre, notre Mercure, notre Soufre, etc… qu’avec la barbe d’Hubert Reeves…

    Schwaller précise : « Sirius joue dans l’esprit du Temple le role du grand feu central pour notre soleil (qui est l’oeil de Râ et non Râ lui-meme ».

    D’autre part, pour en revenir plus frontalement au Soleil Noir qui turlupine Logos, voici ce qu’en dit René Alleau dans son ouvrage sur le chateau de Versailles comme demeure hermétique :

    « On peut constater ainsi qu’Apollon à Versailles, semble avoir égaré sa boussole puisqu’il se lève à l’ouest, sortant du bassin de l’allée royale et se couche à l’est du chateau. Mais plus vraisemblablement, cette inversion a été consciente; elle ne doit rien au hazard. En effet Apollon dans la mythologie grecque, est une création complexe qui avait des fonctions et des personnalités distinctes.
    On peut les diviser en 3 grands ensembles : le dieu de la mer et des voyages, le dieu souterrain et agraire, le dieu solaire. La grotte de Thétis le présentait sous son aspect archaïque de divinité chtonienne. Le role symbolique des grilles rappelait que sa lumière, après la fin du jour, descend aux Enfers, c’est à dire dans les parties inférieures de la mer et de la terre où elle anime les eaux et les minéraux.
    Dans cet état, Apollon, comme Osiris, devient un dieu noir. Il était nommé « Apollon qui habite sous les longs rochers ». Il est alors caché sous les eaux de l’automne.
    En revanche, au solstice de printemps, il renait et, en été, sa lumière commence à décroitre.C’est au moment où il est le plus puissant et où il rayonne dans tout son éclat qu’il commence à mourir.
    Ainsi ce n’est pas à la course du soleil dans la journée que se rapporte l’orientation des bassins d’Apollon et de la grotte de Thétis, mais à sa révolution dans l’année ».

    La précision me semble d’une portée considérable, coté « opératif »… et Alleau de l’enrichir, ailleurs, dans son étude sur le Mont Saint Michel :

    « Les anciens avaient consacré aux Mystères divins, le point équinoxial d’Automne; parce qu’il présentait aux initiés le commencement d’un nouvel ordre dans l’état « physique » du monde, comme dans les « idées morales » qu’on y rattachait. Ainsi avaient-ils fixé le commencement des grandes périodes solaires (ou : des grandes années) à l’équinoxe d’automne. Epoque remarquable par le signe de la balance, son symbole. Et fête de Saint Michel en chrétienté. »

    Plus loin, il ajoute ceci, en rapport étroit avec notre soleil noir :

    « Quand l’archange supporte les âmes sur les plateaux de la Balance, à l’ouest (signe consacré à Vénus, déesse de l’amour, et que précède le signe de la Vierge chrétienne….), il accomplit son oeuvre de miséricorde après son oeuvre de rigueur (à l’opposé de la Balance, en Bélier à l’est, où il s’oppose aux puissances ténébreuses de l’ouest -hiver et mort- défendant ainsi la possibilité de résurrection de la Nature et de la Vie).
    Et grace à l’harmonie de la justice divine, il protège les âmes et les conduit, à travers les signes inférieurs du zoodiaque vers l’orient de leur résurrection.
    Ainsi il surveille et garde les portes de la mort et de la vie. Double fonction, qui on le sait par l’exemple de Janus et d’Hermes est celle du maître des initiations ».

    Une petite incursion dans la symbolique (fort voisine) attribuée à la double hache s’imposerait, suite à quoi Logos aurait peut-etre des lumières sur sa… vision. Why not ???

    Cordialement
    boron.

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