En rappel – Tchalaï, son avertissement

2008-07-29-danger
«Les «révélations», si différentes du contexte de la vie quotidienne (peuvent) meurtrir des êtres non préparés, d’où l’adage que saint Mathieu a repris, (VII,6) « Margaritas ante puercos » : n’offrez pas de perles aux pourceaux. Mettre à la portée de quelqu’un une vérité qu’il n’est pas en mesure de comprendre ou de vivre engendre une blessure qui peut être très grave – suicide. C’est pourquoi aborder le Tarot provoque des irritations ou désordres quand vous n’avez pas le moyen d’y avancer.» (p. 18)
Tchalaï

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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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4 réponses à En rappel – Tchalaï, son avertissement

  1. Rom dit :

    Il y a des bombes (en aérosol) pour les mystiques (moustiques…). Si le patient traverse une crise mystique, le thérapeute peut accompagner le patient, bien sûr, si une telle demande est faite. C’est cependant la nature de toute crise que d’être limitée dans le temps. Si, comme c’est arrivé à Jung dans l’exemple que je citais hier, on peut craindre une psychose latente sous les symptômes de désordre psychique  »normaux », il vaut mieux ne pas remuer le chat qui dort de peur qu’il ne se transforme en quelque chose chose de plus effrayant. Pour reprendre l’expression de Jung, la psychose latente est la  »bête noire » des analystes.
    Un traitement dans de tels cas ne serait pas indiqué.
    Doctor Rom

  2. jérôme dit :

    Cas particulier : que se passe-t-il si le patient est « en recherche » ? S’il traverse une sorte de crise mystique ?

    eh, Rom, s’il te plait : ne me dis pas qu’il y a des bombes, pour les mystiques…

  3. Charly Alverda dit :

    Bonjour,

    « Mettre à la portée de quelqu’un une vérité qu’il n’est pas en mesure de comprendre ou de vivre engendre une blessure qui peut être très grave – suicide. C’est pourquoi aborder le Tarot provoque des irritations ou désordres quand vous n’avez pas le moyen d’y avancer.» (p. 18) Tchalaï

    C’est là une forte vérité qu’il est bon de rappeler, mais de nuancer selon la pratique du Tarot envisagée. En temps que “emblème”, il y a tension entre le nombre et le nom et cette tension est un correctif de l’image perçue (imagin-aire) par rapport à la réalité iconographique. Dans les “triomphes” l’oeil perçoit immédiatement la vieille imagerie classique médiévale : un Bateleur, une Roue de Fortune, un Jugement, des Amoureux… mais cette image-rie n’implique que des apparences, il y a un décal-âge entre la présentation de ces emblèmes et l’iconographie médiévale. Ce n’est pas seulement ce qui est “légendé” qui conduit à la réalité mais aussi la fonction numérique, un Bateleur ne pourrait faire ses tours de passe-passe dans la solitude de la nature et surtout débuter une série en portnt le nombre exprimant l’unité par exemple, ce n’est pas une papesse qui est représentée avec un livre ouvert ou fermé, les amoureux du Visconti-Sforza ont disparu, de même la Roue de Fortune (pythagoricienne) doit montrer 4 personnages (1+2+3+4 = 10) … et c’est ainsi que les Maçons du XIXè siècle ont transformé la Maison-Dieu en tour foudroyée négative, par manque d’humilité.

    Le Tarot assume la fonction de correcteur d’égo justement à condition d’une extrême humilité – acquise par les associations que l’ont crées – on redevient ainsi ”comme un enfant”. Si selon Tchalaï peuvent être provoqués des irritations ou désordres, une longue pratique me conduit à les considérer comme salutaires pour le mental d’une personne “normalement” égotique.

    Par contre, il est certain qu’une pratique du Tarot à des fins thérapeutiques peut s’avérer dangereuse s’il y a de graves déséquilibres psychiques à la base d’une personnalité, ainsi le praticien devra posséder cette simplicité et cette humilité qui lui permette l’écoute de “bienveillante neutralité” et de demander au consultant pourquoi il voit ces images ainsi et non lui imposer sa vision.

    N’étant pas praticien thérapeute, il me semble que si celui-ci n’est pas tenu de comprendre ce qui est représenté (pourquoi 3 “êtres” sur une roue sur l’eau, par exemple, allo?) il devra absolument connaître jusqu’au moindre détail 2 ou 3 jeux antérieurs au XIXè siècle pour “asseoir” sa vision, le tarot bricolé de Wirth m’apparaît en la matière éminemment dangereux.

    Si des tarothérapeutes fréquentent le site de Rom, leur éclairage est le bienvenu.

    Cordialement,

    C…a

    • Rom dit :

      Juste un commentaire rapide, sans me prononcer sur le fond de ton intervention… Dans le Conver, il y a bel et bien quatre personnages sur La roue de fortune même si on n’aperçoit que la queue du premier. Et puis zut, I’ll bite. Pour Jung, lorsqu’il y a de graves déséquilibres psychiques à la base d’une personnalité, le thérapeute doit se borner à mettre la plus grande distance possible entre lui et son client !

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