Portrait : Rien croire sans savoir ! Kris Hadar

untitledKris Hadar est né le 1er janvier 1950  à Rueil Malmaison dans la région parisienne. L’appel des grands espaces et ses amitiés québécoises le conduisirent à émigrer au Québec en 1980. C’est là qu’il prit la décision de ne consacrer sa vie qu’à la philosophie et la spiritualité. Il fut le premier à publier en 1996 une restauration crédible du Tarot de Marseille. Il corrigea les symboles que Conver modifia en 1760 pour rendre toute la beauté à ces dessins qui exprimaient la connaissance et l’âme de tout un peuple… Présentement, il écrit un livre qui en raconte l’histoire.








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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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8 réponses à Portrait : Rien croire sans savoir ! Kris Hadar

  1. Rom dit :

    Charly :  »Rom, ce que tu dit n’infirme pas mes propos ?  »

    Réponse de Rom : En effet. Je renâcle simplement sur l’emploi de ta part du mot preuve. Il y a peut-être consensus chez les historiens mais ce n’est pas une preuve. Je le répète, la piste des Compagnons du Devoir est porteuse. J’en parle moi-même depuis quelques temps dans mes pages depuis que le hasard m’a fait rencontrer un apprenti Compagnon québécois qui, s’il n’a pas fait son Tour de France, a néanmoins été apprenti dans une Maison à Marseille. Salut Louis ! Merci encore pour tes bouquins.
    Quand à la découverte de statues de Tarot en pierre, tu joues dans mes fantasmes…

  2. Charly Alverda dit :

    Rom, ce que tu dit n’infirme pas mes propos ? En supposant qu’on retrouve dans une crypte de Saint Denis, des sculpures représentant les tarots qui te sont chers : Conver pour faire court, il n’empèche que ce sont les cartiers du nouveau Compagnonnage du XVIè siècle (pas les Devoirants du bâtiment) qui ont créé pour la première fois des “triomphes” sur des supports cartons, et que les Compagnons les plus doués (ce qui semblait rare) présentaient un chef d’oeuvre : des nouveaux moules, faisant ainsi un Noblet, un Vieville ou un pseudo-Conver (V.T. + G. M). Cela c’est prouvé sur documents.
    Les historiens sont d’accord avec les archives de l’Inquisition sur l’apparition des cartes à jouer.

    Cordialement,

    C…a

  3. Rom dit :

    Charly :  »(…) En effet peut importe que le Tarot soit contemporain de Marie-Madeleine, de Suger ou des cathares, ce qui est prouvé c’est que du 16è au 18è siècle c’est une oeuvre compagnonnique.  »

    Rom : Des clous ! Non mais… Y’a rien de prouvé du tout. Même si pour la période que tu cites, ta spécialité et pas la mienne, la piste des Compagnons du Devoir est pleine de bons sens. Je dirais que les Compagnons marchaient dans les traces des Bénédictins.

  4. Charly Alverda dit :

    Bonjour à tutti

    “ Peut-être nous faudra-t-il attendre le livre de Hadar pour avoir des réponses, mais à mon sens ce jeu est très loin derrière le Jodo/Camoin.”

    Je ne connais pas le jeu de Hadar, mais ce n’est pas possible qu’il soit inférieur au K- !!!

    En effet peut importe que le Tarot soit contemporain de Marie-Madeleine, de Suger ou des cathares, ce qui est prouvé c’est que du 16è au 18è siècle c’est une oeuvre compagnonnique. Les maîtres ont donc formé des compagnons et apprentis et un compagnon produisait un chef d’oeuvre, comme son nom l’indique évidemment original et unique. Selon les modalités de pensée et d’expression du temps, on peut se rendre compte que le Chosson est un peu plus ancien que le Conver (milieu, fin 17è ?), la Lune par exemple étant encore écrite LVNE… Le Chosson est plus beau esthétiquement que le Conver, au niveau des visages et des mains, mais les deux se ressemblent à ce point qu’il n’y a guère que quelques brins d’herbe qui diffèrent. Je n’ai trouvé dans le Chosson qu’un grelot de plus (à terre) dans le Mat, ce qui me pose un problème ! Car je suis prêt à voir dans celui-ci le symbole alchimique du sel, l’ouroboros est bien dans la roue gauche du Chariot, mais le signe de l’or et du soleil dans le Cavalier d’épée n’est pas vraiment rond, donc incompréhension du graveur ou plus grande dissimulation? Il est certain que les deux auteurs de ces tarots, V.T. et G.S. ont eu le même maître. Il y avait des problèmes d’égo, même chez les compagnons, pour que l’auteur d’un jeu n’ait pas le droit de mettre son nom ?!

    Tout cela pour dire que prendre des éléments dans divers chefs d’oeuvre de cartiers pour créer un jeu n’a aucun sens si l’on a pas une connaissance parfaite de l’hermétisme en vogue au 16è siècle (ex : la porte de la XVI) , et le K- est très très très loin de cette connaissance, avoir ajouté à son jeu bricolé des infos tirées des resucées de Rennes le Château/Da Vinci code est édifiant. Former des “professeurs” à l’étranger à ces conneries feraient sourire si tant de gogos ne se laissaient piéger.

    Pour revenir à Hadar : « Il corrigea les symboles que Conver modifia en 1760 pour rendre toute la beauté à ces dessins qui exprimaient la connaissance et l’âme de tout un peuple…  » En dehors du fait que Conver n’aurait pas touché à un jeu de compagnon sans mettre ses initiales dans le Chariot ou dans le 2 de Coupes pour les Honneurs, ce n’est certainement pas la connaissance et l’âme de tout un peuple qui est exprimée dans le Tarot, mais celle d’une élite bien spécifique, la preuve, il y en a qui rament depuis 250 ans (De Gebelin, Papus, Marteau, K- pour faire court …. de Gébelin, Arfff!!) et qui n’ont jamais compris le message.

    Cordialement,

    C…a

  5. Rom dit :

    Pour mon anniversaire Charly, j’aimerais bien que tu te répondes à ma place. Je t’invite à garder ton style mais à prendre le contrepied de ta position habituelle sur le sujet. Tu sais bien que Rom répète que … À toi !

  6. Charly Alverda dit :

    Un peu d’histoire :

    1661,septembre. Par lettres patentes, le roi cède à l’Hôpital général de Paris le bénéfice du droit sur les cartes. Dans les onze villes où la fabrication est autorisée, les moules et instruments de travail doivent être transportés en un « lieu particulier », où les cartiers sont tenus d’exercer. Les enveloppés doïvent porter, une bande de contrôle aux armes du roi (obligation provisoirement supprimée en 1701).

    (Vieville jette l’éponge vraisemblablement à cause de ces contraintes !)

    1701,19 octobre. Les cartiers perdent le droit de tailler leurs moules.

    1719. Une fois encore, l’impôt est supprimé. Les cartiers recouvrent la liberté de graver leurs iiioules. Leur nombre augmente considérablement.

    1750,[Un mémoire rédigé par le régisseur des droits constate la présence de cartiers dans cent quinze villes et demande que ce chiffre soit ramené à soixante.
    1751,13 Arrêt du Conseil, réglementant de façon très précise la fabrication et la vente des cartes. Obligation est faite aux cartiers de n’employer que du papier filigrané, à la marque de la régie, vendu par le régisseur, qui le fait imprimer dans son bureau. La fabrication des cartes n’est plus permise que dans soixanle-trois villes. Liberté est rendue aux cartiers de marquer eux-mêmes leurs enveloppes, mais celles-ci doivent être collées dans le bureau du régisseur et scellées avec des bandes de contrôle officielles.
    1752. Mise en service de moules gravés en taille douce.
    1776. Le nombre des villes où des cartiers peuvent s’établit, est porté à soixanle-six.

    Rom écrit :

    “ Conver n’a pas fait que placer son nom, il s’est arrangé pour que le tout, nom et date, donne 78 avec le code.”

    Pour ce code à 78, il faut trouver un autre raisonnement pour plusieurs raisons. Les cartiers sont EXTREMEMENT contrôlés comme je l’avais dit, par exemple “les noms, surnoms, enseignes et devises des maîtres doivent figurer au valet de trèfle de chaque jeu” depuis février 1613, dès la Renaissance le graveur marque ses initiales sur le Chariot et le maître sur le 2 de Deniers.
    De plus, pour passer maître un compagnon crée son chef d’oeuvre, le plus souvent les moules. Il est impensable que dans la confrérie des cartiers, il soit permis de modifier les moules (donc j’insiste, un chef d’oeuvre) sans mettre ses initiales. Cent ans auparavant Noblet met ses initiales dans le Chariot et son nom dans le deux de Deniers, cela indique qu’il a gravé lui-même son jeu.

    Donc le fameux V. T. a créé ce code, si code il doit y avoir.
    Cordialement,

    C…a

  7. Charly Alverda dit :

    Bonjour Rom

    Je ne connais Hadar que de nom, mais je sursaute sur cette info : “Il corrigea les symboles que Conver modifia en 1760 pour rendre toute la beauté à ces dessins qui exprimaient la connaissance et l’âme de tout un peuple… “ !
    A ma connaissance, Conver n’a fait que placer son nom sur le jeu gravé par V.T. Hadar a-t’il de bonnes infos sur cette question ?

    Merci

    C…a

    • Rom dit :

      Conver n’a pas fait que placer son nom, il s’est arrangé pour que le tout, nom et date, donne 78 avec le code.
      NAS CONVER 1760 : ..! Ceci dit, la petite histoire nous enseigne effectivement que Conver aurait hérité de très anciens bois de poirier ainsi que d’instructions au sujet des couleurs à utiliser.

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