Tchalaï et le cerveau

tracéharmoniquetchalai

 »Le schéma purement géométrique ci-joint, que vous reproduirez sur un papier calque, vous donnera d’intéressantes indications sur la structure interne de chaque arcane lorsque vous la lui superposerez. Vous constaterez ainsi que chaque image est soigneusement décalée par rapport aux fondements architectoniques idéaux; ce soigneux déséquilibre nous rappelle que la vie ajuste sans cesse ses éléments. Trop de symétrie n’est pas dans la nature; il y a d’ailleurs toute une étude à faire sur les rapports entre le schéma corporel et le schéma de chaque arcane y compris les mineurs. Vous l’avez déjà faite ? bravo. (…) »

Tchalaï 

C’est la seule illustration de ce texte de 95 pages ! On sent que l’éditeur a du tiquer. «Nous avions dit pas d’illustrations !» Ce tracé harmonique me plonge dans un état d’agitation sans bornes. Pas vous ? Bravo.

Continuons :

  •  » Le Tarot est structuré sur le même modèle que le cerveau : avec des relations d’ordre, de sélections, d’inductions et de projections, de renvois, d’équivalences relatives, de suites finies (II à X), le tout exprimant les situations de tout cycle possible, donc en ce qui nous concerne au plus près, de tout cycle d’évolution.
  • Il expose les critères fonctionnels de la structure considérée comme condition sine qua non de toute évolution : sans la reconnaissance du modèle et sans la connaissance du moyen d’utilisation, le Tarot ne resterait qu’un vague agrégat d’idées entr’aperçues. Ainsi s’éduque l’intelligence : en latin, inter lego, je choisis parmi. C’est le Tarot lui-même qui vous montre comment choisir, il vous transforme petit à petit, il vous forme en vous imprégnant. » (pp.63-65)

Personnellement, le genre de la vulgarisation scientifique n’est pas pour me déplaire. Ici, le propos me laisse de glace. Tchalaï adapte le Tarot au goût du jour en citant des neurologues et des physiciens. Dans l’extrait qui précède, j’ai repris une phrase qui se démarque du reste, qui exprime une idée avec laquelle il n’est pas difficile d’être en accord. Il a fallu ramer pour s’y rendre !

«Le Tarot (…) vous transforme petit à petit, il vous forme en vous imprégnant.»

C’est pas mal… Dans la même veine, citons : «L’attitude idéale (pour consulter le Tarot) serait : regarder les cartes qui sont sorties, vous laisser remplir, laisser l’empreinte énergétique vous imprimer aussi, et garder en mémoire ces cartes pour y conformer vos actions et y fondre vos pensées.» (p.93)

On parle ici d’une attitude idéale. Pour en arriver là, il n’est cependant pas possible de faire l’économie de plusieurs années d’étude, d’observation du jeu. C’est pourquoi il faudra toujours des interprètes entre le Tarot et ceux qui s’en approchent avec peu ou pas d’expérience. Tchalaï, elle, oublie de nuancer : « (…) n’essayez pas de comprendre intellectuellement (…) n’ajoutez pas votre grain de sel (…) ne mettez aucune barrière de commentaire…» (p.93)

Que dire ? En fin de texte, son propos hyper cérébral a fini par céder le pas au naturel qui revient ici au galop ! Pas surprenant qu’elle ait fétichisé le Cavalier de Bâton. Allez, je suis bon prince. Je vous en remets une sur le cerveau :

«(…) Il y a deux hémisphères dans le cerveau, traversés par un sillon, la scissure de Rolando. Au cours de l’évolution de l’espèce humaine, ils ont acquis une spécialisation très différente. (…) L’image atteint le cerveau et l’imprègne plus vite et plus intensément que la lecture. Les mécanismes qu’elle met en marche dans le système nerveux empruntent les circuits énergétiques de l’hémisphère droit. Voilà pourquoi le Tarot n’est pas un livre. Lorsque vous désirez vous rendre de Paris à Gibraltar ou à Pékin, pour connaître le chemin, vous ne lirez pas un livre, vous regarderez une carte. Certes la carte n’est pas le territoire. Mais elle le représente directement d’une façon immédiate: voici pourquoi le Tarot est un ensemble de cartes.» (p. 25)

Les caractères gras sont de l’auteure. Je n’ai rien mis en italique.

 

 








Print Friendly, PDF & Email

À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
Bienvenue sur Tarotchoco !

Ce contenu a été publié dans Tchalaï. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Découvertes de nouveaux blogues québécois!



14 réponses à Tchalaï et le cerveau

  1. Premdas dit :

    Bonjour Charly, merci de ta réponse.

    « On compte sur les doigts des deux mains les quelques ouvrages traduits du copte et de l’arabe jusqu’au 15è siècle »

    C’est déjà pas mal dis-moi!! Si c’est comme Torah et Tarot, Il suffit d’un seul bouquin s’il est vraiment bon.

    « …ces ouvrages ne parvenant en France que par l’Espagne »

    Et alors ? L’important c’est que ça circule. Tout cela s’échangeait très bien, en Occitanie par exemple, véritable carrefour culturel.

    A propos des clous de la Croix:

    « Bah, je ne peux être que d’accord avec Fulca sur ce point, soit 3 purifications par la croix, le creuset. Mais apparemment ce n’était pas ton idée ? »

    Donc à ton avis la Croix et les clous sont symboliques, et le Christ Jésus était un alchimiste ? Je suis dans ce cas bien d’accord avec toi. Reste à savoir de quelle Alchimie on parle; moi c’est celle du Verbe, par qui TOUT viens à l’ETRE.

    En fait il y a quatre clous.

    Trois clous transpercent le Corps du Christ, deux à chaque main, un pour les deux pieds. Un autre clou sert à tenir la fameuse inscription I.N.R.I., avec 4 lettres en référence au divin Tétragramme et donc la Croix elle-même, et avec quatre points… pour quatre clous.

    J’ai donné plus haut dans un autre post un début d’explication, concernant le lien à faire avec la lettre Waw, signe du Verbe par excellence, dont le nom de lettre signifie « clou ». Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le sujet, mais pour ne pas perdre mon temps je ne donnerais d’explications qu’aux personnes intéressées par l’aspect hébraïque de cette proposition; car j’ai cru comprendre que cela en rebutait plus d’un, d’ailleurs même Tchalaï qui pourtant m’a semblé ouverte d’esprit à préféré laisser cela aux juifs qui eux même n’y comprenaient déjà plus grand chose bien avant de crucifier celui qui était venu leur ouvrir l’esprit et le sens même de leurs Ecritures; voir Matthieu 22 : 29; Luc 4 : 21; 24: 27 et 32, et 44-45; Jean 5 : 39 … ).

    A +

  2. Charly Alverda dit :

    “ L’alchimie est liée à la philosophie hermétique, qu’on peut définir comme « une vision du monde fondée sur les correspondances et ’sympathies’ unissant macrocosme et microcosme »[8]. Il ne faut cependant pas confondre les deux, les textes philosophiques du Corpus Hermeticum ne parlant pas d’alchimie.”

    Les textes philosophiques parlent véritablement d’alchimie dans sa vraiie essence de philosophie de la Naure (naturante), les autres textes sont surtout des recettes de cuisine ! Au XVIè et XVIIè, les traités d’alchimie sont dits : de philosophie naturelle.

    “ ne penses tu pas qu’il serait tout à fait possible que l’occident ait été au courant de pratiques alchimiques bien avant la parution de la traduction du Corpus Hermeticum?
    Ou alors, si c’est l’impossibilité de la chose qui était avancée, ce serait dire que l’occident n’avait auparavant aucun contact avec le monde arabe, egyptien, grec, etc.”

    C’est à cause des fantasmagories fulcanelliennes que l’on pense que la pratique alchimique était intense au moyen-âge. Rien n’est plus faux, les ouvrages attribués à Flamel, aux alchimistes de Flers, à Charles VI… sont tous apocryphes, on en connait les raisons. On compte sur les doigts des deux mains les quelques ouvrages traduits du copte et de l’arabe jusqu’au 15è siècle, ces ouvrages ne parvenant en France que par l’Espagne. L’alchimie du moyen-âge est très peu pratiquée donc, et elle est binaire : soufre et mercure. La traduction du corpus est diffusée dans toute l’Europe en très peu de temps (merci l’imprimerie), les princes se passionnent pour cette science et les artistes répandent ces idées à foison, cette alchimie est ternaire et c’est celle du Tarot, entre autres.

    “ alors que représentent les trois autres clous qui clouent ce Clou de L’HIS(TOI)RE ?
    Enigme à résoudre… je vous aiderait à y répondre si vous le désirez.”

    Bah, je ne peux être que d’accord avec Fulca sur ce point, soit 3 purifications par la croix, le creuset. Mais apparemment ce n’était pas ton idée ?

    Cordialement,

    C…a

  3. Premdas dit :

    Merci Charly. Enfin tu vois que je ne sors pas mes Fulcanelli. Il y a tellement de choses à lire, à commencer en ce qui me concerne, la Torah dans le texte hébreu et le Tarot dans le Tarot…

    Pource qui est des trois R dont semble parler Fulcanelli, qu’en penses tu ? Nous en diras tu davantage (une ou deux lignes)?

    Tiens, j’ai tiré ça de Wikipedia:

    Bien que des pensées et des pratiques de type alchimique aient été présentes dans d’autres civilisations, notamment en Chine (dès le IVe s. av. J.-C.) et en Inde (dès le VIe s.), l’alchimie à proprement parler est vraisemblablement apparue dans l’Égypte hellénistique des Ptolémées entre -100 (avec Bolos de Mendès) et 300 (avec Zosime de Panopolis). Elle s’est ensuite développée dans le monde arabe puis européen durant le Moyen Âge et jusqu’à la Renaissance. Vers la fin du XVIIe siècle siècle l’alchimie connaît une phase de déclin sans toutefois disparaître totalement. L’alchimie et la chimie sont difficiles à distinguer jusqu’au XVIIIe siècle à la fin duquel s’impose la chimie moderne avec les travaux de Lavoisier. La dimension spirituelle et philosophique de l’alchimie explique qu’elle continue de nos jours à être pratiquée, par des personnes le plus souvent intéressées par son aspect ésotérique.

    L’alchimie est liée à la philosophie hermétique, qu’on peut définir comme « une vision du monde fondée sur les correspondances et ‘sympathies’ unissant macrocosme et microcosme »[8]. Il ne faut cependant pas confondre les deux, les textes philosophiques du Corpus Hermeticum ne parlant pas d’alchimie.

    Des textes, à la fois hermétiques et alchimiques, apparaissent dès le IIe ou Ier siècle av. J.-C.

    Un certain nombre de traités arabes médiévaux de magie, d’astrologie ou d’alchimie sont attribués à Balînâs Tûwânî (Apollonius de Tyane). Au VIe s., en lien avec ce mage pythagoricien, le Livre du secret de la Création. Kitâb sirr al-Halîka donne en arabe le texte de la Table d’émeraude, qui joue un rôle essentiel dans la tradition hermético-alchimique.

    L’alchimie arabe naît en 685 quand, dit la légende, le prince Khâlid ibn al-Yazîd commande au moine Marianus (ou Morienus), élève de l’alchimiste Étienne d’Alexandrie (vers 620), la traduction en arabe de textes alchimiques grecs ou coptes.

    Au VIII-Xe siècle apparaît le Corpus Jabirianum, attribué à Jâbir ibn Hayyân dit Geber (vers 770), pose comme première triade celle du corps, de l’âme et de l’esprit.

    Etc etc

    Au vu de toutes ces choses que je pense tu sais déjà, ne penses tu pas qu’il serait tout à fait possible que l’occident ait été au courant de pratiques alchimiques bien avant la parution de la traduction du Corpus Hermeticum?

    Ou alors, si c’est l’impossibilité de la chose qui était avancée, ce serait dire que l’occident n’avait auparavant aucun contact avec le monde arabe, egyptien, grec, etc.

    Ceci dit n’oublies pas mes trois R pour trois clous (qui bien entendu sont pour moi les trois aspects du waw hébraïque, tels qu’ils sont mis en valeur par la ponctuation chaldaïque, puis rassemblé dans le Shin central de la Croix)!

    A +

  4. Charly Alverda dit :

    O. K. Le M. C. est le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli auteur néo-alchimiste que tout le monde qui s’intéresse au sujet à lu, car comme c’est écrit en français moderne cela paraît plus accessible. Là !

    C…a

  5. Premdas dit :

    « Je sens que Premdas va nous sortir ses Fulcanelli et nous parler de 3 R ! Allez ! page 202 du M C (édition de 1964) »

    Désolé Charly j’ai pas lu Fulcanelli…! Et je sais pas ce qu’est le MC. Des précisions?

    A +

  6. Charly Alverda dit :

    Je sens que Premdas va nous sortir ses Fulcanelli et nous parler de 3 R ! Allez ! page 202 du M C (édition de 1964)

    C…a

  7. Premdas dit :

    Rom: « Allez, j’enfonce le clou. Et dans tes mots à toi, Premdas ? »

    Eh bien le clou de L’HIS(TOI)RE, c’est que la lettre Waw est symbolisée par un crochet ou un clou…

    On peut rapprocher cela du symbolisme de la Croix, soit du Taw hébraïque…

    Le « Fil(S) » crucifié et sacrifié n’est autres que ce Waw, alors que représentent les trois autres clous qui clouent ce Clou de L’HIS(TOI)RE ?

    Enigme à résoudre… je vous aiderait à y répondre si vous le désirez.

    A +

  8. Premdas dit :

    Puisque tu me pousses à m’exprimer un peu plus, je reviens à la nécéssite de faire son propre Chemin avec le Tarot, c’est-à-dire, de suivre le Lien qui pour nous est vivant, le Fil(S) qui pour nous et pour nul autre se révèle etre conducteur.

    Dans la Torah, cette réalité est exprimée par une réflexion signifiante entre deux mots, en fait deux racines nominales, à savoir RASh, qui signifie Principe rayonnant, et ShAR, qui désigne la chair, et tout ce qui tends vers sa substantialisation. ShAR signifie également « reste », à savoir, tout ce qui reste, est restant, remains en anglais.
    L’image proposée à notre réflexion est RASh, celle d’un Principe rayonnant, à savoir le Principe de la dialectique transcendantale. Réfléchit dans le miroir de notre conscience, RASh se transforme en ShAR et devient donc « chair »; le Principe réfléchit en l’être humain peut devenir substantiel, être progressivement assimilé, compris et objectivé sur le plan sensible pour se traduire en acte et en vérité. En tant que tel, un principe reste une simple possibilité; et nous parlons ici d’une Possibilité transcendantale, contenant la potentialité d’une fructification transcendantale. Tant que cette possibilité n’est pas acceuillie et réflechie par l’être humain, elle ne peut fructifier ni s’accomplir en Vérité.
    Maintenant, la notion de « reste » est très importante. C’est effectivement à partir de ce qui dans la conscience « reste » vivant et vibrant (comme la « chair ») suite à cette réflexion ou méditation, que l’être humain va pouvoir batir sa compréhension (LA MAISON DIEV est bien couleur chair). Non à partir d’idées reçues, de concepts morts, de références inutiles; mais bien à partir d’une petit « reste », aussi minime soit ce « reste », il représente le Fil(S) conducteur, le germe vibrant qui fructifiera en son temps comme Compréhension et actualisation du Principe « celeste » (intelligible, abstrait, subjectif) en Vérité « terrestre » (sensible, objective). Or, la nature de ce « reste » vivant est étroitement lié aux dispositions profondes de l’individu, à son éducation, sa sensibilité propre, ses aspirations profondes et ses dispositions particulières. C’est pourquoi un guide authentique doit les respecter et prendre soin de ce Germe vivant, plutot que de l’étouffer avec des concepts et des références qui n’entreront pas forcément en résonnance avec l’aspirant, car ils ne correspondront pas forcément à ses besoins du moment.

    Pour indication, ce Lien vibrant dont il est question ici, le génie hébraïque le symbolise par le signe Waw, signe du Verbe ETRE, de la Vibration et de la Lumière intelligible. C’est bien de ce Verbe dont on dit qu’il doit devenir « chair »… et c’est bien lui qu’on appelle, le « Fil(S) »…

    Rom, c’est bien mes mots à moi, ça ? Si tu veux, tu peux mettre ça sur le thread…

    A +

  9. Premdas dit :

    « Et dans tes mots à toi, Premdas ? »

    Ben je pense m’être exprimé quelque peu, ou je me trompe? Sur le tracé harmonique qui fonde une lecture très précise des arcanes (bien qu’à mon sens, il faille plutot utiliser l’Arbre de Vie kabbalistique), sur la définition d’inter lego appliquée par les Créateurs du Tarot, sur le but de la structure symbolique, analogique et modale du Tarot, etc…

    Que veux tu de plus?

    A +

  10. Rom dit :

    Premdas : (…) il me semble qu’avec ses mots à elle, elle dit des choses très intéressantes, très sensibles. (…)

    Rom : Bravo. Allez, j’enfonce le clou. Et dans tes mots à toi, Premdas ?

  11. Premdas dit :

    Décidemment, je n’ai pas lu Tchalaï, mais il semble que cette femme avait vraiment compris beaucoup de choses, et que son bouquin soit certainement ce qui s’est fait de mieux jusqu’à ce jour sur le sujet (hormis le Tarot lui-même). Au moins une telle lecture n’impose pas de concepts tirés à droite et à gauche, et en plus de pistes interessantes, propose une méthode simple et fiable, du moins d’après le peu que j’ai pu lire sur ce blogue. Je ne sais pas jusqu’ou Tchalaï était allé dans sa redécouverte de la structure originelle et de code du Tarot, mais son choix de l’arcane VI pour débuter ce parcours fléché me laisse à penser qu’elle avait au moins très bien commencé.

    Merci Rom pour ces passages édifiants; et j’espère que tu nous en proposeras d’autres! L’humble sensibilité intuitive de Tchalaï est vraiment complémentaire à la logique toute masculine et fière qui rêgne sur ce blogue. Vive la complémentarité!

  12. Premdas dit :

    « Il expose les critères fonctionnels de la structure considérée comme condition sine qua non de toute évolution : sans la reconnaissance du modèle et sans la connaissance du moyen d’utilisation, le Tarot ne resterait qu’un vague agrégat d’idées entr’aperçues. »

    Encore bravo et vrai sur toute la ligne. Sans la structure originelle et la bonne compréhension de son Principe modal et analogique, le Tarot ne reste effectivement tel qu’il est généralement perçu aujourd’hui, qu’un vague agrégat d’idées entr’aperçues, aussi belles puissent-elles sembler.

  13. Premdas dit :

    Tchalaï: « Ainsi s’éduque l’intelligence : en latin, inter lego, je choisis parmi. »

    C’est là qu’on voit que les créateurs du Tarot on bien respecté ce Principe, car l’intelligence ne peut s’éduquer par force et imposition de concepts ou de dogmes, mais bien au travers du libre choix de chacun. Le Tarot prpose des images, et un petit détail peut attirer l’oeil d’une personne particulière, quand pour une autre personne, c’est au travers d’un autre détail que le Tarot se mettra à parler (d’où son nom d' »oracle »). En respectant le choix de chacun, tout en proposant une structure analogique et harmonique fiable, le Tarot se pose comme un guide authentique, et un modèle de choix pour éduquer l’intelligence et l’intuition à partir des aspirations et des dispositions particulières de chacun, tout en rééquilibrant progressivement ces dernières, pour leur permettre de trouver leur complémentarité. C’est la condition sine qua non d’une réelle formation/éducation de l’intelligence.

  14. Premdas dit :

    Coucou Rom, dis moi, tu te moques souvent de Tchalaï, mais il me semble qu’avec ses mots à elle, elle dit des choses très interressante, très sensibles.

    Il est tout a fait vrai qu’il y a un tracé harmonique derrière la construction des arcanes, qui peuvent etre interprétées par superposition; par exemple, la TOILE del’arcane II (le voile de LA PAPESSE) se réfère aux Etoiles de l’arcane XVII; mais également la Tiare (de la racine sanskrite Tara, perle, étoile) du PAPE et de la même PAPESSE, et en fait, le haut de tous les arcanes sont à mettre en relation, et leur mileu, et leur bas.

    Tchalai interprete à sa manière lorsqu’elle dit:

    « Vous constaterez ainsi que chaque image est soigneusement décalée par rapport aux fondements architectoniques idéaux; ce soigneux déséquilibre nous rappelle que la vie ajuste sans cesse ses éléments. Trop de symétrie n’est pas dans la nature »

    … mais dans le fond, elle à raison. Le décalage est signifiant. Seuls certains arcanes sont parfaitement centrés, pour une bonne raison, qui ne peut etre comprise qu’en présence de la structure originelle. Sur le pourtour « existentiel » de cette structure, ceux qui sont trop bien centrés mentent (arcane XV), ou rétablissent l’équilibre (arcane VIII), ou expriment un état d’équilibre entre passivité absolue et départ dans la nature élémentaire (XII). Même LE IUGEMENT connait un certain décalage, car la Vérité doit rester ouverte à sa conception toujours plus vaste. La verticalité des sceptres du PAPE et de L’EMPEREUR également reste relative. Tout ceci est très significatif, et cerrtainement pas du au hazard.
    En fait, chaque arcane reproduit en petit la structure originelle. Par exemple, la tête de la Déesse de l’arcane XVII représente le Principe central, à savoir LE MONDE. Etc. De là:

    « Le Tarot est structuré sur le même modèle que le cerveau : avec des relations d’ordre, de sélections, d’inductions et de projections, de renvois, d’équivalences relatives, de suites finies (II à X), le tout exprimant les situations de tout cycle possible, donc en ce qui nous concerne au plus près, de tout cycle d’évolution. »

    C’est le concept d’analogie que Tchalaï essaie de traduire en ses termes. Oui, grace à ce Modèle symbolique, structuré et organisée, les renvois et les équivalences sont multiples, et servent effectivement à éduquer l’intelligence humaine à fonctionner de manière équlibrée entre ses deux facultés « mâle » et « femelle » (les « deux cerveaux ») afin d’etre rendu capable de percevoir progressivement la Réalité transcendantale au travers de son Principe devenu alors substantiel en l’être humain (e d’autres terme, le Verbe qui se fait Chair).

    «Le Tarot (…) vous transforme petit à petit, il vous forme en vous imprégnant.»

    Quele belle phrase, si juste! Impregner, c’est féconder, rendre « enceinte » notre conscience. Car c’est bien elle qui est symbolisée par la Déesse de LETOIILE, et par suite par la structure entière du Tarot, enceinte du Principe!

    Et comme une femme enceinte n’a pas besoin de références exterieures pour que son embryon se dévellope:

    «L’attitude idéale (pour consulter le Tarot) serait : regarder les cartes qui sont sorties, vous laisser remplir, laisser l’empreinte énergétique vous imprimer aussi, et garder en mémoire ces cartes pour y conformer vos actions et y fondre vos pensées.»

    « (…) n’essayez pas de comprendre intellectuellement (…) n’ajoutez pas votre grain de sel (…) ne mettez aucune barrière de commentaire…»

    Tout a fait d’accord! La révélation vient en son temps! Il faut savoir etre receptif et se laisser « mettre enceinte », la Nature fera le reste, car ces images sont elles-même impregnées du Principe pour que ce dernier nous féconde à travers elles. Et:

    Rom: « On parle ici d’une attitude idéale. Pour en arriver là, il n’est cependant pas possible de faire l’économie de plusieurs années d’étude, d’observation du jeu.  »

    Non, il n’est pas besoin d’avoir des années d’étude pour se laisser impregner et pour que les images commencent à vivre sur le plan subtil et subconscient. Il n’est pas nécéssaire d’avoir un enfant presque adulte pour etre capable de devenir enceinte !

    Rom: « C’est pourquoi il faudra toujours des interprètes entre le Tarot et ceux qui s’en approchent avec peu ou pas d’expérience. »

    Erreur. Il ne faut pas des interprètes, mais des guides intelligents et inspirés, ayant eux-même été enseignés directement par le Tarot et nul autre (si ce n’est la Torah dans le texte original, puisque Tarot et Torah représentent une seule et unique modalité, l’une écrite, l’autre en images) sachant relever la compréhension des novices en les prenant là où ils en sont, et dans le respect absolu de leurs propres pistes; ce qui reviens à respecter l’Esprit du Jeu, qui n’impose des pistes ou des concepts à personne, mais ne fait que proposer des images multidimentionnelles au symbolisme structuré, pour que chacun trouve son propre fil(S) vibrant et le suive. A ce niveau, le Jeu lui-même est un guide, sa structure ne pourra manquer de confirmer les pistes tout en élevant la compréhension à leur sujet, puisque les détails et symboles entrent en résonnance avec d’autres (on peut donc marcher en équilibriste, la TOILE du Tarot est filet); et le Fil(S) qui se trouve être vibrant pour la personne (et ne le sera pas pour une autre)en est un autre, de guide; bien sur, un guide inspiré humain peut permettre de communiquer un peu plus de cet Esprit qu’il à su laisser fructifier en lui. Autrement, tout interprète aussi plein de références soit-il, et même si ses concepts sont juste, en les surimposant à la vison vierge et fraiche de l’aspirant, ne fera que tuer dans l’oeuf le germe vibrant qui aurait pu le pousser sur son propre Chemin d’évolution spirituelle avec le Tarot.
    C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des gens qui s’y interesssent ne comprennent rien au Tarot; ils sont plein de références de seconde main, de choses apprises par des profs ou dans des bouquins qui se recopient tous les uns les autres, et ils oublient de faire leur propre expérience avec le Tarot.
    Personnellement, après en avoir survolé un ou deux, j’ai décidé de ne lire aucun livre sur le Tarot, car ils ne m’apportaient rien de substantiel ni de vivant; par contre, le Tarot, oui. Ses créateurs ont voulu en faire un livre d’images pour les enfants que nous sommes sur le plan spirituel, pour que chacun là où il se trouve et selon son propre niveau d’évolution, puisse commencer à marcher sur ce Chemin de symboles.

    Donc; merci Tchalaï, qui avec la sensibilité qui lui est propre, à très bien compris l’Essence, la Méthode principale, et le But du Tarot.

    A +

Répondre à Rom Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *