77-78 Suite

Le Tarot a donc 77 cartes chiffrées, le parcours du Salut, + une lame non numérotée, l’élément transcendent (sous forme de pèlerin, Le mat…). Toutes les cathédrales gothiques qui vont être construites aux XIIe et XIIIe siècles suite à l’impulsion architecturale donnée par Suger sont dédiées à la Vierge. Faut-il y voir une intervention de sa part ? J’opte plutôt pour l’hypothèse de la communauté de pensée. Toutes les cathédrales, ou presque, sont donc nommées Notre-Dame de … .

Notre-Dame, avec le code majeur, c’est un 77.

On sait que la figure centrale du Tarot, la danseuse au centre de l’Arcane Le monde, est également un personnage féminin. Il représente un amalgame de déesses diverses. On peut y reconnaitre le duo Ève-Marie (78, l’origine et la destination, Dieu fait femme !) au centre du parcours en 77 étapes d’Adam à Jésus. Suger, comme tous les misogynes fervents, adorait l’aspect féminin de la déité.

Loin de moi cependant l’idée de suggérer ici comme d’autres l’on fait que Marie-Madeleine ou quelque autre figure biblique ait eu un rôle à jouer dans une saga matrimoniale avec Jésus. Mais tous ces récits où d’antiques ou de nouvelles déesses auraient eu la faveur des classes paysannes ont un fond de vérité. Ce que je suggère, et je ne suis pas le seul, c’est qu’une partie du tiers ordre et des autres classes dominantes a pu également succomber à de telles hérésies.

Bien sûr, il y aurait eu un côté sombre à ce culte puisque le N et le D (code mineur) de Notre-Dame donnent 18, ou 3 x 6, 666. On ne sait pas grand chose de cet ésotérisme chrétien parallèle ni même, bien sûr, s’il a vraiment existé. Au Québec, Victor Hugo a été mis à l’index pour avoir suggéré que des éléments païens se retrouvaient dans l’art des cathédrales.

Personnellement, il me semble en avoir déduit assez avec le Tarot pour suggérer que cette para religion donnait lieu à des pratiques culminant sans doute (spéculation…) dans des rites magiques néoplatoniciens associés au parcours des labyrinthes (lebarinthes, 78) .

Ces coutumes auront été suspendues au XVIIIe siècle lorsque le pot aux roses sera découvert par la hiérarchie romaine. On ne pouvait pas débaptiser les cathédrales de France et excommunier tous leurs cardinaux ! Mais tous les beaux labyrinthes de marbre et de cuivre encastrés dans le dallage des cathédrales devant le maître-autel furent fracassés à coups de masses, exception ayant été faite pour celui de Chartres. (Fait historique)

On expliqua aux fidèles stupéfaits que cette mesure avait été rendue nécessaire par la dissolution des mœurs des enfants de chœur et des jeunes servants de messe qui y auraient sauté à cloche-pied ! (C’est une anecdote rapportée par Émile Mâle)

Amiens

Je pense (spéculation !) que c’est également à ce moment-là qu’on a du reléguer le dossier de canonisation de Suger aux oubliettes. Si jamais on instruisit un procès en ce sens, bien sûr.

Quant à l ‘instruction du mien…

(À suivre)

© Marc O. Rainville, 2009. Tous droits réservés








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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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