L’arbre de Iessé

L’abbé Suger a rénové l’abbaye de Saint-Denis dans un style qui s’écartait de l’art roman traditionnel. L’art gothique, comme ses détracteurs l’ont surnommé par après, venait de naître. On dit aussi art ogival. Sans entrer dans le détail de ce qui fait sa particularité, le nouveau style intègre des influences arabes, mauresques. L’emploi systématique d’ogives lancéolées, que l’on retrouve dans les mosquées, en est un exemple. La croisée d’ogives est une des constantes du gothique avec l’utilisation des arcs et des vitraux pour remplacer les murs, ce qui assurait un ensoleillement maximal.

L’utilisation des vitraux avait pour but avoué de faire l’éducation spirituelle du peuple en l’amenant à entrer en contact avec une imagerie basée sur les grands mythes chrétiens. Le but véritable était probablement d’amener les membres de la caste religieuse à faire l’expériende d’états de conscience altérés. Pour reprendre la terminologie de l’époque, sonder la gloire de Dieu. Suger mentionne fréquemment les expériences anagogiques qu’il vit au contact de la lumière.

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Le livre de l’Apocalypse est abondamment mis à contribution par les maîtres verriers de l’époque qui va suivre. Suger, lui, a créé ou adapté certaines compositions à partir de thèmes variés. Un vitrail de sa basilique met en scène l’Arbre de Iessé, qui rappelle l’arbre généalogique du Christ tel qu’établi par saint Luc et qui comporte 78 générations de Dieu à Son fils en passant par Adam, Jessé, David, Joseph, etc.

L’ARBRE DE IESSÉ: 12+1+18+18+5+5+9+5+5= 78.

Cet ensemble iconographique original porte un nom dont la somme des lettres codées donne 78. Il semble donc que les moines bénédictins aient à nouveau retenu ce nombre aux vertus mathématiques pythagoriciennes pour le codage d’un des éléments de leur église. L’inscription Svgerivsabas dans le vitrail de l’Annonciation en était un autre exemple. Avec le code secret du Tarot de Marseille, on est en mesure de percer les secrets de l’iconographie chrétienne ésotérique du XIIe siècle.








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À propos de Rom

Je me nomme Marc Olivier Rainville. Je suis connu sous le nom de Rom depuis mes débuts dans la Tarotsphère en 1998. Je suis Bachelier en Animation et recherche culturelle, mineure en Histoire de l’art, de l’Université du Québec à Montréal (Promotion 1982). Je m’intéresse à l’histoire du Tarot depuis 1985. J’ai eu la chance de bénéficier d’un concours de circonstances favorables qui m’a permis d’approfondir mes recherches sur le sujet. J’en livre le fruit ici.
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