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30 janvier 2008

Bien interprétées, les paroles du saint expriment clairement que nous pouvons nous trouver devant la muraille céleste et qu’il est possible mais dangereux ou même condamnable d’y introduire notre regard. Je développe cette idée dans la Page consacrée à l’Arcane XVI.
Extrait du sermon 62:
(…) Je crois aussi qu’on peut dire avec quelque raison, que les anges qui vous gardent sont comme des murailles dans la vigne du Seigneur (…). Qu’elle a de satisfaction à repasser sans cesse en elle-même ces creux de la muraille, ces retraites et ces demeures, qui sont si différentes, et si nombreuses dans la maison du Père, et dans lesquelles il doit placer ses enfants selon la diversité de leurs mérites ! Et parce que maintenant elle ne peut pas encore y entrer en effet, elle y entre de la manière qu’il est possible, en esprit et par un continuel souvenir.
Le temps arrivera un jour où elle relèvera ces ruines, habitera de corps et d’esprit dans ces ouvertures, et remplira par la multitude de ses enfants les places que les anciens habitants du ciel ont laissées vides, et alors on ne verra plus de trous dans ce mur céleste, il sera entier et parfait. Ou, si vous l’aimez mieux, nous dirons que les âmes pieuses et zélées ne trouvent pas ces trous, mais les font.
Comment cela, me direz-vous ?
Par la force de leur pensée et de leurs désirs. Car cette muraille céleste cède aux désirs ardents de l’âme, comme des pierres molles cèdent au ciseau qui les taille ; elle cède à une contemplation pure, elle cède à une oraison fréquente. Car la prière du juste pénètre les cieux (…). On ouvre à celui qui frappe.
Il est donc permis à chacun de nous, même durant le temps de cette vie mortelle, de se creuser des trous en telle partie qu’il lui plaira de cette muraille céleste, de visiter les patriarches et de saluer les prophètes, de se mêler aux collège des apôtres, de s’introduire dans le chœur des martyrs. On peut même, si on en a dévotion, parcourir avec allégresse les demeures des bienheureuses vertus, depuis le moindre des anges jusqu’au plus grand des Chérubins et des Séraphins. Et si quelqu’un frappe avec persévérance jusqu’à la porte de ceux dans la compagnie desquels il se plaira davantage, comme l’esprit de Dieu souffle où il veut, ils lui ouvriront aussitôt, et, se faisant comme une ouverture dans ces montagnes, ou plutôt dans ces esprits célestes, qui se laisseront fléchir à ses prières, il reposera un peu parmi eux.
La voix et le visage de quiconque agit de la sorte, sont toujours agréables à Dieu; le visage à cause de sa pureté, la voix à cause des louanges qu’il lui donne. (…) Dieu se plaît extrêmement dans les creux de cette muraille, d’où sort une voix d’action de grâces, une voix d’admiration et de louanges. Heureuse l’âme qui a soin de se creuser souvent des retraites dans cette muraille; mais plus encore celle qui s’en creuse dans la pierre.
On peut aussi s’en creuser dans la pierre, mais il faut pour cela une pureté bien plus grande, une application bien plus forte, et une sainteté bien plus éminente. Mais qui possède tant de sublimes qualités ! (…) il paraît clairement qu’il y a deux sortes de contemplations, l’une de l’état, du bonheur, de la gloire de la cité céleste, à laquelle est occupé ce grand nombre de citoyens du ciel, soit qu’ils agissent ou qu’ils se reposent. L’autre, de la majesté, de l’éternité et de la divinité du Roi de cette ville sainte.
La première se fait dans la muraille, et la seconde dans la pierre. Mais plus il est difficile de creuser la pierre, plus ce qu’on en tire est agréable et savoureux. N’appréhendez point en ce cas la menace que l’Écriture fait à ceux qui veulent sonder la majesté du Très-Haut (Prov. XXV, 27) ; apportez seulement un oeil pur et simple, et vous ne serez point accablé sous le poids de la gloire, au contraire vous serez admis à la pénétrer, à moins que vous ne cherchiez la vôtre plutôt que celle de Dieu. Car alors ce serait plutôt votre gloire qui vous accablerait , que celle de Dieu, car, penché vers la vôtre, vous ne pouvez pas lever vers la sienne votre tête appesantie par la cupidité.
Mais si nous nous en dépouillons; nous pourrons avec assurance sonder la pierre, dans laquelle sont cachés des trésors de sagesse et de science.
Si vous en doutez encore, écoutez la pierre même vous dire : à Ceux qui travaillent sur moi, ne pécheront point (Eccl. XXIV, 30). (…) Et (l’Église) se repose dans le Verbe, c’est-à-dire, dans la pierre, car la pierre c’est le Verbe. L’Église donc demeure dans les trous de la pierre, d’où elle voit la gloire de son Époux, et néanmoins elle n’en est pas accablée, parce qu’elle ne l’usurpe pas. Elle n’est pas accablée, parce qu’elle ne sonde pas la majesté de Dieu, mais sa volonté. Il est vrai qu’elle ose bien quelquefois contempler sa majesté, mais c’est pour l’admirer, non pour la sonder, si quelquefois il lui arrive d’être ravie cri elle par extase, c’est que le doigt de Dieu est là qui daigne élever l’homme par sa bonté, ce n’est pas l’effet de la témérité de l’homme qui s’élève avec insolence jusque dans le sein de Dieu. Et quand l’Apôtre dit qu’il a été ravi, comme pour excuser sa hardiesse; quel est le téméraire qui oserait entreprendre par ses seules forces de monter jusqu’au sanctuaire terrible de cette haute majesté, et pénétrer dans ses mystères si redoutables ?
Je crois donc que ceux qui sondent la majesté de Dieu, sont proprement ceux qui se précipitent sans aucune retenue dans le secret de sa grandeur, non pas ceux qu’il daigne lui-même y faire entrer par un ravissement d’extase. Aussi n’y a-t-il que les premiers qui soient accablés de sa gloire.
II est donc très-dangereux de sonder la majesté de Dieu, mais sonder sa volonté, c’est une chose aussi sûre que louable.
En effet, pourquoi n’emploierais-je pas tout mon soin, à découvrir la volonté de celui à qui je dois obéir en tout? C’est une gloire bien agréable, que celle qui ne procède que de la contemplation de sa douceur, de la vue des richesses de sa bonté et de sa miséricorde. (…) Mais comme l’Église ne se peut pas approcher encore tout entière pour percer la pierre, car il n’appartient pas à tous ses enfants de pénétrer les secrets de la volonté de Dieu, ou de comprendre par eux-mêmes, la profondeur de ses conseils, l’Époux ne dit pas seulement qu’elle habite «dans les trous de la pierre, mais encore dans les ouvertures de la muraille. »
Considérée dans ceux qui sont parfaits, et qui, par la pureté de leur conscience, et par la subtilité de leur intelligence, osent et peuvent sonder les secrets de la sagesse, elle habite dans les trous de la pierre. Considérée dans les autres, elle demeure dans les ouvertures de la muraille, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent ou qui n’osent pas creuser par eux-mêmes dans la pierre, creusent dans la muraille, et se contentent de contempler en esprit la gloire des saints. S’il y en a qui ne puissent pas même arriver jusque là, elle leur propose Jésus-Christ, mais Jésus crucifié, afin que sans aucun travail de leur part, ils demeurent aussi dans les trous de la pierre qu’ils n’ont point creusée.
Le Juif les a creusés, mais eux jouiront des travaux des infidèles, pour devenir fidèles. Ils n’ont point à craindre d’être rebutés puisqu’ils sont appelés à y entrer. «Entrez dans la pierre, dit Dieu à un de ses prophètes, cachez-vous dans une fosse creusée dans la terre, pour éviter la présence terrible du Seigneur et la gloire de sa majesté (Isa. II, 10).» L’âme qui est faible et paresseuse, et qui; selon le mot de l’Évangile, ne peut fouiller la terre, et a honte de mendier son pain (Luc. XVI, 3), voit devant elle une fosse dans la terre pour se cacher, jusqu’à ce qu’elle devienne plus forte et plus avancée, et qu’elle puisse elle-même se creuser des trous dans la pierre, pour entrer dans ce qu’il y a de plus intérieur dans le Verbe, grâce à la vigueur et à la pureté de son esprit. (…)
La vérité ne refuse pas de se montrer à un cœur pur, elle veut donc bien qu’il parte d’elle. « Mais Dieu dit au pécheur, pourquoi prêchez-vous mes ordonnances, pourquoi votre bouche ose-t-elle annoncer ma loi (Psal. XLIX, 16) ? » Plusieurs négligeant la pureté, ont parlé avant d’avoir vu, mais ils sont tombés dans des erreurs grossières, parce qu’ils ne connaissaient pas les choses dont-ils parlaient, et qu’ils avançaient témérairement, ou ils se sont ménagé la honte et le mépris parce qu’ils se sont ingérés à instruire les autres, sans s’être instruits eux-mêmes. Prions l’époux de l’Église, Jésus-Christ Notre-Seigneur, de nous préserver toujours de ce double mal, lui qui étant Dieu est élevé au dessus de toutes choses et béni dans tous les siècles. Ainsi soit-il.»
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Posted in Le code secret du Tarot - Le site de Rom
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29 janvier 2008
Je reprends le collier, inlassablement, telle la fourmi proverbiale. Une fourmi avec un collier… Cette métaphore devrait sauter au montage. L’idée, aujourd’hui, c’est de mettre du texte autour d’images parlantes. 

Sur la première photo, on retrouve les majeures en cercle, par paires. La même disposition est reprise sur la seconde photo mais on y a ajouté les mineures, Honneurs compris. Ces photos sont sur mon site, la version anglaise, depuis plusieurs années. Mes visiteurs de la francophonie les retrouvent ensemble ici pour la première fois.
Il y a un flou artistique certain dans la version complète de la Grande Roue. En conséquence, à moins d’avoir accès à la même source d’illuminations anagogiques que votre serviteur, personne ne devrait avoir compris quoi que ce soit à ce modèle. Je compte dans un avenir prometteur corriger cet état de choses. Pour le moment, je dirai simplement que Le bateleur est associé au Valet de Bâton ainsi qu’au 2 et au 9 de Bâton. Et ainsi de suite. La papesse, Cavalier de Bâton, 3 et 8 de Bâton. L’impératrice, Dame de Bâton, 4 et 7 de Bâton. L’empereur/p, Roi de Bâtons, 5 et 6 de Bâton. On fait une pause avec les Honneurs au Pape, il n’y a que 1 et 10 associés à cette lame.
Et on reprend en VI avec la série des Épées. Pause Honneurs en X, 1 et 10 d’Épées. Reprise en XI avec la série des Coupes. Pause Honneurs en XV, 1 et 10 de Coupes. Reprise en XVI avec la série des Deniers. Pas d’Honneurs associés non plus avec XX mais 1 et 10 de Deniers. Il n’y a aucune mineure associées à XXI et à Le mat.
Sur la seconde photo, j’ai associé les 1 (les As) avec XXI, Le monde. En fait, les 1 sont indissociables des 10. Mais je trouve qu’en plaçant ainsi les As avec Le monde au centre de la Roue, on se trouve à associer chacun également avec un des quatre animaux. L’As de Bâton avec l’ange, etc. La danseuse au centre pour les lames majeures, les quatre animaux pour les mineures. Le monde est un résumé du système.
Lorsque vous faites un tirage classique à quatre lames, en croix, vous pouvez maintenant utiliser les 78 lames, pas seulement les majeures. La résultante, au centre, se trouve facilement en additionnant mêmes les mineures puisqu’elles correspondent à une valeur en majeure. Exemple: Le 5 d’Épées (tout comme le 6) correspond à l’IX (9), L’hermite.
Pour mémoire, donc, les 16 Honneurs correspondent à 16 lames majeures et les 40 autres mineures correspondent à 20 majeures. Se rappeler de la séquence 1-10, 2-9, 3-8, 4-7, 5-6. Ces mineures vont ensemble comme les pouces de chaque main. C’est sur cette métaphore heureuse que je pourrais clore cet article. Mais il me faut en toute modestie signaler que je ne suis pas l’auteur de cette disposition. Ce n’est pas moi qui ai créé le Tarot.
C’est un travail de Bénédictin…
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21 janvier 2008
On imagine que ce sympathique camionneur téléphone à un collègue afin de chercher de l’aide pour localiser le bouchon du changement d’huile..
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Le journaliste William Mardsen vient de publier Stupid to the last drop. Le sous titre est: How Alberta Is Bringing Environmental Armageddon to Canada (And Doesn’t Seem to Care) …
L’exploitation des sables bitumineux (pétrolifères) en Alberta est en passe de contaminer la nappe phréatique de cette province canadienne. Les résidents qui font couler l’eau du robinet obtiennent parfois une eau tellement polluée au méthane qu’elle présente un risque d’explosion!
Le gouvernement canadien a déjà étudié la possibilité d’accorder la permission au secteur privé d’effectuer des forages nucléaires dans la région. On crée une caverne souterraine qui accumule le pétrole. C’est une technique qui a fait ses preuves en Russie. Mais le pétrole ainsi obtenu est parfois tellement radio-actif qu’il doit être refusé par les raffineries russes. Pour le moment les compagnies pétrolières se contentent de raffiner les sables bitumineux en épuisant les réserves d’eau potable et de gaz naturel de la province.
Les populations autochtones du voisinage sont décimées par l’apparition de cancers agressifs. Les poissons de la rivière Athabaska changent de sexe. La viande d’élan présente des taux de contamination divers pouvant aller jusqu’à 450 fois la limite acceptable.

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18 janvier 2008

La direction d’acteurs est épatante, tous les personnages secondaires livrent des performances solides face à un Marc Labrèche attachant. On l’a assez dit, Arcand aime les acteurs (et les actrices…) et ceux-ci le lui rendent bien. Même si le récit est un peu trop linéaire à mon goût, que les transitions auraient pu bénéficier d’un montage plus nerveux, il n’y a vraiment pas de longueurs. J’ai assisté à une représentation sous-titrée et le public anglophone se tordait. Le film a été mal reçu par la critique en général, trop acide, mais il devrait bien vieillir, comme en fait foi la séquence du tableau d’épluchures de pommes à la toute fin. Mentions spéciales pour le jeu et le sein droit de Macha Grenon, sublimes. Le tandem Léonard, mère et fille, est également excellent. Les scènes où apparaît le chanteur Rufus Wainwright sont des morceaux d’anthologie. Les séquences oniriques, certaines à la limite de la misogynie, sont moins réussies et expliquent peut-être en partie l’hostilité de la critique. Mais bon, la misogynie a certainement sa place dans une satire de la société québécoise. Une erreur grave cependant, Arcand ne réussit pas à situer correctement le personnage de la maitresse fantasmatique. Il dénude la comédienne Diane Kruger, trop tôt, vulgairement, et lui colle une réplique imbécile sur la censure américaine. Il torpille ainsi l’intérêt que l’on aurait pu porter à ce personnage. Tics d’auteur, voyeurisme… Les petites culottes qui tombent ailleurs dans le film étaient plus subtiles. Cette fable sur la désintégration de la société québécoise est néanmoins fort à propos. Vaut mieux en rire…
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14 janvier 2008
J’ai rajouté le texte de l’ancien site sur les correspondances planétaires dans la section PAGES. C’est un des trucs dont je suis le plus fier. On constate qu’il y a vraiment un lien entre la conception du Tarot et l’Astrologie.
Je ne pense pas l’avoir jamais mentionné mais je suis astrologue de formation et sidéraliste de surcroit, pour ceux que ce genre de détail titillerait.
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11 janvier 2008
Je vous présente maintenant un ouvrage du XIIIe siècle écrit par un certain Jacques de Voragine, archevêque et théologien de son état. Il s’agit de La légende dorée, un texte sur la vie des saints qui a inspiré de nombreux illustrateurs médiévaux. Pour entrer dans le vif du sujet, je vous présente une lame du Tarot avec une planche tirée de l’un des ces ouvrages illustrés les plus connus qui date du XVe siècle.
Voici donc le Valet de Bâton accompagné de saint Phillipe. Le saint porte l’instrument de son martyr, comme c’est l’usage dans l’iconographie médiévale.


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