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29 octobre 2007

Ces riches qui ne paient pas d’impôts

Ces riches qui ne paient pas d'impôts

Je vous recommande le livre Ces riches qui ne paient pas d’impôts. Il a été écrit par Brigitte Alepin, une comptable agréée. C’est un tour d’horizon des principales tactiques d’évasion fiscale.

L’une d’entre elle consiste à créer des fondations. On commence à voir au Québec de ces fondations qui prétendent aider le gouvernement dans sa mission sociale. C’est ainsi que tout récemment un partenariat privé s’est donné comme mission de revaloriser un groupe d’immeubles à logements en y installant des coopératives d’habitation. Le financement viendra donc de la Fondation Phyllis Lambert, de la Fondation Chagnon et du Fonds de solidarité des travailleurs québécois. Ce partenariat privé s’est acquis la collaboration d’un des groupes de ressources techniques pour qui c’est la mission de faire du développement locatif communautaire sous forme de coops. Ces GRT ont toujours fonctionné avec des fonds publics. Ce genre d’initiative du privé, surtout à cette échelle- on parle de dizaines d’unités- est sans précédent.

Je suppose que le gouvernement va quand même devoir s’impliquer à la fin du projet. En effet, la surveillance des associations de copropriétaires lui revient légalement. Il y a donc un débat qui s’engage sur la pertinence de voir s’établir un mécénat de type social. Je crois personnellement que les mécènes devraient se limiter à contribuer dans le domaine culturel sans pour autant que le gouvernement néglige ses responsabilités dans ce domaine. Il y a toute une expertise qui existe déjà en subventions privées aux arts.

J’ai beaucoup d’admiration pour Mme Lambert. C’est assurément la plus intelligente des héritiers Bronfman. Sa contribution au domaine des arts à Montréal et ailleurs est de première classe. Mais se lancer dans le développement locatif à ce moment de sa carrière où elle bénéficie, tant de l’estime de ses pairs que de celle, sincère, de la population de sa ville relève au mieux de la gageure.

Si sa fondation s’embarque dans le social, ses administrateurs devront un jour composer avec des manifs de locataires. Il y a des élus pour ça…C’est leur rôle de faire affaire avec les groupes de défense des droits. You have to trust me on this, Phyllis. It’s writen in the sky! Ces administrateurs vont finir par conclure, dans dix ou quinze ans, qu’il serait plus pratique de passer par les fonctions publiques. C’est ma prévision !

Je pense que Mme Lambert ferait oeuvre plus utile en faisant du lobying pour les mal logés et les sans-abris auprès de ses amis de chez Power corp. et Alcan/Rio Tinto. Ces personnes ont vraiment l’oreille du gouvernement.

24 octobre 2007

La crise du logement au Canada

Le rapport de l’émissaire de l’ONU est finalement disponible. Il blâme sévèrement le gouvernement canadien. Voici quelques extraits d’un article du journal Le devoir.

«Le Canada était reconnu mondialement pour ses politiques et programmes de logement avant-gardistes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il y a eu une importante érosion des droits au logement au cours des deux dernières décennies», a-t-il ajouté, notant que la «crise» a des «impacts dévastateurs» sur la vie de milliers de femmes, hommes et enfants. (…) Ainsi, il invite entre autres Ottawa à développer et à financer une stratégie pancanadienne du logement; à financer la construction de logements sociaux d’un bout à l’autre du pays; à appuyer les groupes de défense des sans-abri et des mal logés; et à s’attaquer au problème du logement chez les Premières Nations. (…) Il donne l’exemple de Montréal, où le nombre de sans-abri ne cesse de croître et où l’embourgeoisement de certains quartiers pousse les plus pauvres hors de leur logis. «Il y a des questions à poser sur l’aménagement urbain», a fait valoir le rapporteur spécial de l’ONU, qui plaide en faveur de politiques de logement basées sur les besoins des personnes plutôt que sur des conceptions mercantiles.

Logement

19 octobre 2007

Comment les riches détruisent la planète

Depuis sa parution , je parle régulièrement du livre de M. Kempf sur ce blogue. Voici le texte de présentation de l’éditeur:

Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néolibérale ne sait plus que s’autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse. Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures. Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

Biographie de l’auteur
Hervé Kempf est un des journalistes d’environnement les plus réputés. Depuis près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l’écologie comme un secteur d’information à part entière, et a défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM. Après avoir fondé Reporterre, il a travaillé à Courrier international, à La Recherche, et maintenant au Monde.

16 octobre 2007

Le contre discours capitaliste

Un terme nouveau a fait son apparition dans le vocabulaire des valets du capitalisme québécois. Il s’agit de nonisme. On essaie ainsi de ridiculiser la philosophie des participants aux actions citoyennes. En gros, les nonistes seraient contre tout projet de développement. Dans la foulée de la belle carrière que connait maintenant ce vocable au sein de notre petite bourgeoisie boutiquière, un obscur huilier du système tente de mettre à la mode le mot éteignoir comme synonyme de noniste.

Moi, je veut bien. Éteignoirs… S’il s’agit de qualifier ainsi les opposants aux prévarications d’une classe dirigeante prédatrice et cupide, j’en suis. Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de M. Jean Charest à Québec, nous n’arrêtons pas d’éteindre des feux ! Quand au petit brûlot en question, c’est un feu de paille qui ne discrédite en fin de compte que son auteur et son éditeur. Oserai-je ajouter que je n’y vois qu’une risible démonstration de nanisme intellectuel ? Voilà, c’est dit. À lire plutôt, le livre d’Hervé Kempf, pour l’intelligence de la démonstration.

Comment les riches détruisent la planète

Les éteignoirs

15 octobre 2007

Crise du logement

SDF

4 octobre 2007

Statistiques

Tarotchoco est en ligne depuis un peu plus de six mois maintenant. Cet été, j’ai installé un compteur qui me renseigne sur la provenance de mes visiteurs. Rassurez-vous, je n’ai pas accès à votre adresse I.P. Mais ca me fait un petit velours de voir que le blogue a du rapidement atteindre le cap des mille visites. C’est plus que le site, le format semble vous plaire puisque vous revenez plus d’une fois pour la plupart.

Je suis en mesure de dire aujourd’hui que c’est la région parisienne qui me fournit le plus grand nombre de visites. Paris, Toulouse et Montréal suivent de près. En fait, la carte de France que je consulte en ce moment m’indique la présence des points rouge du virus Tarotchoco dans presque tous les départements ! J’apprends des noms exotiques comme La Tronche, par exemple. Bienvenue aux Tronchonnais ! Il y a aussi des Marseillais, des Metzans, des Lyonnais, un Reimsois ou une Reimsoise.

Salut aussi aux Belges, aux Allemands, au Serbe et à l’Italien. Salut aux Anglais, à l’Espagnol et à tous les autres qui me visitent de tous les continents. Salut la Marocaine, la Japonaise et l’Australienne! Bonjour également Texas, Californie, Oregon, New-York ! Salut Brésil, Chili et Colombie!
Salut à tous et à toutes. N’hésitez pas à vous faire connaître.

C’est un privilège de vous servir…

1 octobre 2007

L’ordre de lecture des Arcanes majeurs

C’est Court de Gébelin qui a eu le premier l’intuition que les Arcanes majeurs se lisaient en ordre descendant, de XXI à I, en excluant Le mat qui s’inscrit partout et nulle part. Il n’avait pas tout à fait tort, pas tout à fait raison. J’ai proposé par la suite de conserver une partie de cet ordre de lecture mais de lire en parallèle certains Arcanes puisque comme je l’ai abondamment expliqué un peu partout, ils fonctionnent par paires. J’exclus Le mat de la série, comme de Gébelin. Mais j’exclus également Le monde, qui est central, qui ne se lit pas en séquence.

Le départ se donne donc en XX et se termine en X. Ces deux Arcanes sont opposés dans la Grande Roue du Tarot et forment la première des dix paires. La séquence se poursuit entre ces deux Arcanes, de XIX à XI et, en parallèle, de I à IX.

L’auteur du Tarot a créé son jeu en fonction d’une telle lecture en séquence. La séquence de XIX à XVI reprend le récit de la Genèse, création des luminaires, le soleil, la lune et les étoiles, les étoiles étant également, L’étoile ou Le toule, une métaphore du jardin édénique, le tout suivi en XVI de la chute; en XV, c’est la rencontre avec le serpent, Satan, qui curieusement venant après la chute ne l’a donc pas causée! C’est une représentation hérétique. La séquence qui suit de XIV à XI semble illustrer une remontée. Je n’y ai pas trouvé de correspondance dans le récit biblique. Cette séquence de quatre Arcanes correspond probablement à un texte différend.

La séquence de I à IX n’a rien à voir avec la Bible elle non plus, sinon que chacun de ces Arcanes met en scène Jésus, d’une facon ou d’une autre. Tous les Arcanes majeurs sont en effet des lame christophores comme je l’explique sur le site.
Je vous recommande vivement de vous pencher sur La Grande Roue du Tarot. L’essayer, c’est l’adopter…

La Grande Roue du Tarot