Mondialisation culturelle

Dans son édition du 20 juin 2007, le journal La presse de Montréal publiait des extraits d’une allocution de son co-propriétaire et chef de la direction, M. André Desmarais. L’Université Concordia a choisi de lui décerner un doctorat honorifique. Dans son discours de remerciement, il m’a semblé que l’orateur ne s’était pas montré à la hauteur des attentes suscitées par cette trop rare sortie publique d’un des membres du clan Desmarais. De quoi était-il question au juste dans ce discours? Du rôle envahissant de l’État… Des bienfaits du secteur privé… Et André Desmarais a livré une interprétation toute personnelle sur le thème qu’une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine. Et d’insister laborieusement sur les valeurs humanistes sans préciser clairement de quelle façon il les met en pratique dans sa vie personnelle… Et de sous entendre que les connaissances étaient un mal dont les membres productifs d’une économie de marché pouvaient bien se passer. Plus grave encore, M. Desmarais fils suggère que la mondialisation va apporter une uniformisation culturelle qui sera source d’harmonie, la variété des cultures nationales étant selon lui une suite de notes discordantes dans le concert des nations. On croit rêver…

Le fils prodige a conclut avec une anecdote de voyage où ses auditeurs ont pu comprendre que ce que le nouveau docteur souhaitait dans la vie, c’était dépasser son père.
La marche ne semble pourtant pas si haute. Mais il faudra repasser, M. Desmarais, révisez votre copie. Ou prenez exemple sur ce père qui a choisi de cultiver la discrétion de bon aloi qui sied parfois tellement mieux à certains membres de notre petite bourgeoisie boutiquière.
En attendant, vous copierez cent fois… redistribution de la richesse!

 

Leave a Reply